Le conseil départemental de Tarn-et-Garonne a récemment rejeté le plan de redressement de la Sauvegarde de l'enfance Haute Occitanie (Sehoc), exacerbant la situation déjà critique de l'association, en redressement judiciaire depuis janvier 2026. Lors d'une audience au tribunal de Montauban prévue le 29 juin, la possibilité d'une reprise par un autre opérateur sera au cœur des discussions, inquiète pour les 275 employés qui risquent de perdre leur emploi.
La situation actuelle, décrit Florence Lagarrique, représentante de la CGT 82, est alarmante. Le conseil départemental estime que le plan proposé est insuffisant, pointant l'absence de détails financiers. À ce jour, la dette de la Sehoc a dépassé les 5 millions d'euros. Les employés, dont les salaires sont actuellement couverts par un fonds de garantie, se retrouveraient sans revenu si la situation ne s'améliore pas rapidement.
Les fermetures récentes de certains services, notamment du Service d'investigations éducatives du Lot et du Centre éducatif fermé de Saint-Paul-d’Espies, n’ont pas suffi à redresser la barre. Selon Lagarrique, il pourrait y avoir de nouvelles suppressions d’emplois, rendant la situation encore plus précaire pour ceux qui travaillent au sein de l’association.
la tìm des services : une réalité inquiétante
La complexité administrative de la Sehoc complique sa gestion. Chaque service a une indépendance financière, rendant les coupes dans certains services particulièrement pénalisantes pour le fonctionnement général. Les alertes sur la situation financière de l'association avaient déjà été lancées par le Comité social et économique (CSE) en 2022.
Pour sauver la Sehoc, des solutions doivent être envisagées. Malheureusement, le département n’est pas favorable à l’augmentation des tarifs, une mesure qui pourrait, aurait peut-être, atténuer la dette.
vers une cession inévitable ?
Des rumeurs circulent déjà sur la possibilité d'une reprise par des groupes extérieurs. Florence Lagarrique évoque la candidature potentielle de groupes SOS, ainsi que d'autres fondations lorgnant sur un éventuel rachat. Cependant, cette reprise pourrait signifier la suppression de nombreux postes. La question de la continuité des conventions collectives et des accords d'entreprise est posée, et des inquiétudes persistent quant à la nature de l’avenir professionnel des employés.
Même le directeur général, actuellement en charge, a été licencié pour « faute grave », ajoutant un air de justice pour certains concernés, tout en laissant un vide dans la direction de l’association.
les décisions à venir du tribunal
Le conseil départemental de Tarn-et-Garonne insiste que cela ne sera pas leur choix de reprendres, mais celui du tribunal. L’avenir de 2300 enfants suivi par la Sehoc sera au cœur des préoccupations lors de ce processus décisif.
Dans ce contexte troublé, la solidarité au sein de la communauté et des soutiens extérieurs sera cruciale pour naviguer à travers cette crise, mais les défis restent immenses pour la Sauvegarde de l'enfance.







