Lors d'un discours passionné au Parlement, Giorgia Meloni a plaidé pour une suspension "généralisée" des règles de déficit européen en réponse à la poursuite du conflit au Moyen-Orient. "Devant une crise potentiellement similaire à celle de la pandémie, une approche européenne collective pourrait être nécessaire", a-t-elle déclaré, évoquant la nécessité de mesures exceptionnelles. Dans cette optique, elle a suggéré que le Pacte de stabilité et de croissance puisse être temporairement mis de côté. Cette proposition intervient alors que l'Italie a récemment annoncé un déficit de 3,1 % du PIB, excédant la limite fixée par l'Union européenne, un chiffre confirmé par l'Institut national des statistiques (Istat).
"Il ne faut pas considérer comme tabou l'idée d'une suspension temporaire des règles budgétaires, car nous faisons face à une situation exceptionnelle qui nécessite une réponse rapide et collective", a souligné Meloni.
Le gouvernement italien a déjà mis en œuvre une réduction temporaire des taxes sur les carburants pour faire face aux augmentations de prix causées par les tensions géopolitiques. Meloni a ajouté qu'elle était prête à intensifier ces efforts en raison des conséquences économiques sévères que la guerre pourrait engendrer. "Face à ce risque, il est de notre devoir de maintenir des prix abordables pour les carburants et les biens de consommation", a-t-elle affirmé.
En parallèle, Meloni a entrepris des voyages diplomatiques pour sécuriser de nouvelles sources d'énergie, s'étant récemment rendue en Arabie Saoudite, aux Émirats et en Algérie, où 15 % des besoins énergétiques de l'Italie sont satisfaits. À cela, elle a ajouté un prochain déplacement en Azerbaïdjan.
Pour en savoir plus, consultez notre article lié sur l'évolution du déficit public italien.







