Le 1er-Mai, en tant que "jour férié, chômé et payé", devrait rester en vigueur, affirme le Premier ministre Sébastien Lecornu. En réponse aux inquiétudes grandissantes relatives à une proposition de loi visant à élargir la possibilité de travail ce jour-là, l'exécutif a décidé de repousser cette loi.
Le gouvernement prévoit d'engager un dialogue avec les commerçants souhaitant ouvrir le 1er-Mai, mettant l'accent sur un soutien aux boulangeries et fleuristes indépendants. "L'objectif est de prioriser les commerces locaux", a précisé Lecornu sur X, insistant sur la nécessité d'un dialogue social constructif.
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a également abordé ces questions en déclarant qu'il comprenait les préoccupations syndicales. Lors d'une rencontre avec des représentants des cinq syndicats majeurs, il a évoqué l'importance de maintenir le caractère exceptionnel de cette journée. "C'est une journée des travailleurs, et je m'engage à ce que ce principe soit respecté", a-t-il ajouté.
Les discussions se concentreront sur la possibilité d'engager des négociations sectorielles pour les professions qui désirent déroger à cette règle. Cette approche vise à offrir des solutions tout en assurant le respect des droits des travailleurs.
La proposition de loi initialement rejetée aurait permis l'ouverture de commerces comme les boulangeries ou les fleuristes le 1er-Mai, mais sa suppression a suscité des réactions positives parmi les syndicats. Yvan Ricordeau de la CFDT s'est montré satisfait en affirmant que le 1er-Mai 2026 resterait un jour classique, sans modifications législatives.
Sophie Binet, présidente de la CGT, a également salué cette décision, encourageant le gouvernement à abandonner toute tentative de modification du statut du 1er-Mai, tout en restant vigilante face à d'éventuelles propositions futures.
Conformément à la législation actuelle, seul le 1er-Mai est un jour obligatoirement chômé et payé. Cependant, des exceptions existent, comme pour les artisans, qui peuvent ouvrir mais doivent le faire avec une main-d'œuvre très limitée, sous peine d'amendes. La France insoumise (LFI) a pour sa part appelé à une vigilance continue pour éviter que cette question ne resurgisse tardivement.







