«Nous refusons les négociations avec l’entité israélienne. Cette négociation est une soumission et une capitulation», a déclaré fermement Naïm Qassem, leader du Hezbollah, dans un discours retransmis par la chaîne d'information de son groupe.
Les yeux sont rivés sur les États-Unis, où des pourparlers cruciaux entre le Liban et Israël doivent commencer aujourd'hui, sous la médiation du secrétaire d'État Marco Rubio. Toutefois, l'espoir d'une désescalade est assombri par les déclarations catégoriques de Qassem, qui a exhorté le gouvernement libanais à se retirer de ce processus, qualifiant ces discussions de «soumission» et de «capitulation».
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a également renforcé la pression sur le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, l'incitant à cesser les combats dans le sud du Liban et à engager des négociations directes avec Beyrouth. Ce contexte politique instable rend les perspectives d'accord particulièrement incertaines.
Les représentants libanais et israéliens se réunissent ce mardi à Washington pour des pourparlers préliminaires, mais la menace d'un conflit exacerbé reste palpable. Avant même que la rencontre n’ait lieu, Qassem a réitéré sa demande d’annulation, qualifiant ces pourparlers d'une démarche de «capitulation».
Depuis l'engagement du Hezbollah dans le conflit le 2 mars, les frappes israéliennes ont causé la mort de plus de 2.000 personnes, dont une vague de violence inédite le 8 avril, en plus de provoquer le déplacement de plus d'un million de personnes. Malgré les appels de la communauté internationale en faveur d'un cessez-le-feu, la situation demeure critique.
La rencontre au Département d'État sera dirigée par Marco Rubio, accompagné des ambassadeurs israélien et libanais, Yechiel Leiter et Nada Hamadeh Moawad, ainsi que de l’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa.
Ce mardi, l'armée israélienne a rapporté la mort d'un soldat «au combat» dans le sud du Liban, une indication de l'intensification des hostilités entre Israël et le Hezbollah.
L'Iran, de son côté, a fortement critiqué ce qui est perçu comme une «violation grave de sa souveraineté», suite à l’annonce d’un blocus maritime imposé par les États-Unis. L'ambassadeur iranien à l'ONU, Amir Saeid Iravani, a écrit que ce blocus constitue une menace pour la paix internationale et un potentiel risque d'escalade dans une région déjà instable.
La situation reste tendue, alors que les discussions de paix se déroulent aujourd'hui à Washington, avec une atmosphère teintée de scepticisme quant à leur issue. Alors que le blocus américain des ports iraniens est déjà opérationnel, les émissaires libanais et israéliens tentent d'instaurer un cessez-le-feu, dans un climat de menace permanente de conflit.







