Après seize années de pouvoir en Hongrie, dont une partie à défier l'Union européenne, la défaite de Viktor Orbán représente un coup dur pour l'extrême droite qui vient de perdre son emblématique leader.
La récente défaite de Viktor Orbán, comme l'indique La Nouvelle République, résulte d’un mécontentement profond face à la corruption et à l'inflation persistante en Hongrie. Dans le monde, le nom de l'ancien premier ministre est souvent associé à celui de l'un des plus grands fauteurs de troubles au sein de l'Union européenne. Proche de Vladimir Poutine, Orbán a régulièrement contourné les règles de la coopération européenne, notamment en matière de politique étrangère vis-à-vis de l'Ukraine.
Ses nombreuses positions ultraconservatrices et sa résistance à la législation européenne lui ont valu des sanctions, tant à lui qu'à son pays. Toutefois, ce grand défenseur de l'illibéralisme, qui aspire à une Europe différente, a su réunir des figures comme Geert Wilders des Pays-Bas et Matteo Salvini d'Italie, souvent en difficulté dans leurs propres pays. Marine Le Pen, elle, a qualifié Orbán de "visionnaire", tandis que Donald Trump lui a apporté son soutien, évoquant sa capacité à "corriger" le cours de l'Europe.
La victoire de Péter Magyar est, par ricochet, un coup d'arrêt pour l'extrême droite du continent. Sans la présence d'Orbán, le groupe des Patriots perd un allié indispensable au sein du Parlement européen. Ce bouleversement ne manquera pas d'affecter les tendances national-populistes en Europe, apportant un certain soulagement à une majorité d'Européens soucieux de l'harmonie continentale.







