Rod Dreher, intellectuel conservateur basé à Budapest et proche du sénateur JD Vance, souligne que cette perte devrait servir d’avertissement à tous les populistes au pouvoir. “Lorsque la situation ne s’améliore pas pour tous, il est temps de se demander qui sont vraiment ceux qui en profitent”, confie-t-il au New York Times. Son constat majeur ? “Le populisme, c’est bien beau, mais si on n’arrive pas à redresser l’économie, tout ça ne sert à rien.”
Cette analyse résonne particulièrement fort alors que la hausse de plus de 30 % des prix de l’essence menace les promesses économiques de Donald Trump. De plus, le nouveau premier ministre hongrois, Peter Magyar, tout en étant un conservateur, est perçu comme une figure de rupture avec certaines des politiques d'Orban, ce qui ne doit pas être interprété comme un rejet total des idées de droite.
“Ne jamais s’habituer au pouvoir”
Steve Bannon, ancien conseiller de Trump et animateur du podcast conservateur War Room, avertit :
“Il est essentiel de mobiliser les électeurs avec un sentiment d’urgence.”
Cette analyse est également partagée par Mike Gonzales de la Heritage Foundation, qui indique qu'il s'agit d'une invitation à rester ambitieux et à ne jamais se sentir trop à l'aise au pouvoir. Pour certains, la chute d'Orban est une leçon d’endurance politique plutôt qu'un désaveu.
Orban, source d'inspiration MAGA
Malgré sa défaite, Orban demeure une figure emblématique dans certains cercles conservateurs américains. Ses réformes favorisant la natalité, telles que l'exonération d'impôt pour les mères de deux enfants ou plus, continuent d’être valorisées au sein du mouvement MAGA, préoccupé par le déclin démographique en Occident.
Tucker Carlson, ancienne figure de proue de Fox News devenue podcasteuse influente, a également adopté certains aspects du modèle Orban. Lors de son séjour à Budapest, il a multiplié les interviews avec le dirigeant hongrois et a couvert des événements conservateurs en Europe, comme la CPAC.
CJ Pearson, un stratège républicain, considère que la défaite d'Orban doit inciter les leaders américains à rester attentifs aux attentes des électeurs, affirmant que “pour éviter que ce qui est arrivé à Orban ne se reproduise ici, il sera crucial d'appliquer le programme que Trump défend souvent.”







