Le Trésor américain a révélé, ce mardi, qu'il ne prolongeait pas la levée temporaire de certaines sanctions concernant le pétrole iranien, initialement mise en place le mois dernier pour atténuer les répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur le marché des hydrocarbures.
"L'autorisation temporaire permettant la vente du pétrole iranien actuellement bloqué en mer ne sera pas renouvelée", a indiqué le ministère des Finances via son compte sur le réseau X.
Le Trésor a affirmé que cette décision s'inscrit dans sa volonté de maintenir "une pression maximale sur l'Iran". En conséquence, il pourrait imposer des sanctions secondaires aux institutions financières étrangères continuant de soutenir les activités de Téhéran.
Les responsables gouvernementaux ont également mentionné que des institutions financières basées en Chine, à Hong Kong, aux Émirats Arabes Unis et à Oman pourraient être les cibles d'une telle stratégie. Ce changement de cap a pour but de renforcer l'efficacité des sanctions, selon des experts, notamment ceux cités par Le Monde.
Le ministre des Finances, Scott Bessent, a souligné que cette levée temporaire a permis d'ajouter près de 140 millions de barils de pétrole sur le marché mondial. Washington avait accordé un mois de dérogation, période qui arrive bientôt à son terme.
Dans une démarche contrastante, les autorités américaines ont prolongé pour plusieurs mois l'allègement des sanctions visant Lukoil, le géant russe des hydrocarbures. Cette décision s'accompagne de la suspension des sanctions contre la Banque centrale du Venezuela, une initiative marquant une évolution de la relation entre Washington et Caracas.
Les répercussions de ces décisions sur le marché vont être suivies de près, alors que les prix du pétrole continuent d'influencer les économies mondiales.







