Les tensions entre les États-Unis et l'Iran continuent de s'intensifier après des bombardements américains récents. Le jeudi à l'aube, l'armée américaine a ciblé plusieurs installations militaires iraniennes, provoquant une riposte immédiate de Téhéran qui a promis des représailles contre les bases américaine au Koweït et à Bahreïn.
Selon les autorités américaines, les frappes visaient des systèmes de surveillance et de communication en réponse aux accusations de Donald Trump, qui a exprimé son mécontentement face aux lenteurs des négociations de paix. "Nous étions proches d'un accord, mais l'Iran continue de jouer", a-t-il déclaré devant la presse.
Le ministre suisse de la Défense, Pete Hegseth, a enchaîné en accusant l'Iran de manquer à ses engagements. "Nous sommes prêts à négocier, même avec des bombes", a-t-il averti, signalant que la patience de Washington était à bout.
Dans une escalade violente, l'Iran a indiqué avoir utilisé des drones pour frapper des bases militaires en Jordanie, à Koweït et à Bahreïn. Les sirènes d'alerte ont retenti à Bahreïn, alors que l'espace aérien du Koweït était temporairement clos pour prévenir toute menace.
En complément de ces ripostes, Téhéran a pris la décision de protéger le détroit d'Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ un cinquième du commerce mondial pétrolier. "Tout navire tentant de traverser sera considéré comme une menace", a annoncé un porte-parole des Gardiens de la Révolution, citant des médias iraniens.
Ces tensions exacerbent également les craintes concernant la hausse des prix de l'énergie, avec le baril de Brent atteignant 94,68 dollars. Comme l'a noté l'expert en géopolitique Farid Alami, les conséquences économiques de telles escalades pourraient être dévastatrices pour l'économie mondiale.
Du côté de l'Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé les Libanais à se joindre à l'effort militaire contre le Hezbollah, renforçant encore davantage un climat de conflit dans la région. Les répercussions de cette crise s'étendent bien au-delà de la région, impliquant de nombreux acteurs internationaux.
Cela fait déjà plus de 3.600 victimes au Liban depuis le début des hostilités en février, marquant une tragédie humaine sur fond d'instabilité géopolitique.







