Ce jour-là, plus de 400 passagers se sont retrouvés en proie à une situation cauchemardesque. Alors que le TGV venait de quitter la capitale, il a soudainement chuté en pleine chaleur dans un tunnel à proximité de Limeil-Brévannes, Val-de-Marne. Cela a conduit à un retard de près de six heures à l’arrivée à Nice.
"C'était un véritable enfer. L’atmosphère était suffocante, et nous avons assisté à des crises d’angoisse parmi les passagers", raconte une voyageuse à BFMTV. La climatisation étant hors service dans plusieurs voitures, les conditions sont devenues rapidement insupportables. Des bouteilles d'eau ont été distribuées, mais insuffisamment pour apaiser la soif des voyageurs.
Des malaises en série
Les passagers ont tenté de se rafraîchir avec des éventails et des brumisateurs, cependant, cela n'a pas suffi. Un voyageur, qui était dans la voiture avec climatisation, a remarqué que tout n'était pas rose pour ceux qui se trouvaient dans la zone sans climatisation. "Il faisait jusqu'à 48°C et des malaises ont été signalés", précise-t-il.
Pour justifier cette immobilisation, la SNCF a évoqué une avarie technique. "Nous sommes revenus à Paris, avons changé de train et avons réalisé un voyage de 6 heures", a expliqué un passager. Pendant ce temps, la voiture-bar est devenue une espèce d'infirmerie de fortune.
Dans l'autre train, des paniers-repas étaient fournis en raison du manque de nourriture dans le bar, selon une passagère. Finalement, l'arrivée à Nice, vers 1 heure du matin, a été un soulagement pour tous, après une longue attente. D'après la SNCF, le retard à l'arrivée a été chiffré à 5 heures et 40 minutes.
De nombreux experts en transport soulignent que cette situation met en lumière des lacunes dans la gestion de la climatisation et les conditions de sécurité des passagers dans le réseau ferroviaire français, surtout en période de canicule. Il devient urgent d'améliorer les infrastructures et les équipements pour garantir la sécurité et le confort des voyageurs.







