Ce mardi 13 janvier, les agriculteurs du mouvement "Ultras de l'A64" ont décidé de lever leur barrage emblématique sur l'autoroute A64. Ce blocus, qui a duré un mois à proximité de Carbonne, a été levé après une intervention musclée des forces de l'ordre. Initialement, les agriculteurs souhaitaient finir de nettoyer leur campement avant de quitter les lieux. Les gendarmes, présents en nombre dès l'aube, ont cependant entravé leur retour, provoquant des tensions. "Je ne comprends pas pourquoi on nous demande de quitter tout en nous empêchant d'accéder au campement", s'est indigné Jérôme Bayle, un éleveur local et figure de proue de la contestation.
À 10 heures, alors que les forces de l'ordre avaient déjà démantelé une partie de l'installation, les agriculteurs ont essayé de passer une barrière de sécurité, entraînant une courte mêlée avec les gendarmes. "On a fait une petite mêlée (...) ils ne s'attendaient pas à ce qu'on soit prêts", a observé Jérôme Bayle sur BFMTV. Heureusement, cette escalade a rapidement diminué, permettant une levée pacifique du campement.
"C'est navrant de voir tant de gendarmes mobilisés face à quelques agriculteurs", a déclaré Bayle, critiquant également l'absence de médias sur place.
Après des discussions avec le préfet de Haute-Garonne, les agriculteurs ont finalement accepté de quitter l'A64 sans reculer complètement. "Ils pensent pouvoir nous chasser par la porte mais nous reviendrons par la fenêtre", a affirmé Bayle, soulignant la détermination du mouvement. Patrick Legras, co-président de la coordination rurale des Hauts-de-France, a même ironisé : "Félicitations à l'État qui renforce la contestation des agriculteurs".
Les manifestations pour défendre les intérêts agricoles se poursuivent à travers la France, avec une attention particulière prévue à Paris ce mardi 13 janvier, où la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles) organise une grande mobilisation. De plus, une nouvelle manifestation d'envergure est annoncée pour demain à Toulouse, sous l'égide de l'intersyndicale.
Les agriculteurs, face à des enjeux économiques de plus en plus pressants, continuent de revendiquer des mesures concrètes pour la défense de leurs droits et l'avenir de la profession. La pression s'accroît alors que les discussions avec le gouvernement semblent loin de répondre à leurs attentes.







