Ce samedi 7 février 2026, un rassemblement réunissant environ soixante manifestants a eu lieu à Quimper, dans le Finistère, pour dénoncer l'alourdissement des impôts et exprimer un vent de défiance à l'égard des politiques. Des professionnels issus des travaux publics, des infirmiers libéraux et des agriculteurs étaient présents, brandissant des slogans comme "On fait tourner le pays mais où va l’argent ?".
Initialement, le cercle de protestation se composait d'une trentaine de personnes, mais le nombre a doublé en l'espace d'une demi-heure, lorsque le groupe s'est déplacé vers la préfecture. Quand nous avons protesté contre l'écotaxe, nous étions également autour d'une soixantaine de participants
, se souvient Charles, entrepreneur dans le secteur du transport à Quimperlé.
Ce dernier rapporte une situation préoccupante : Actuellement, nous voyons des poids lourds immatriculés dans des pays de l'Est de l'Europe, conduits par des chauffeurs pakistanais, qui circulent en France sans assumer les mêmes charges fiscales.
Il ajoute que cette situation rend la compétition difficile pour les entreprises françaises, notamment en période de ralentissement économique. La construction va mal, et par conséquent, la quantité de matériaux à transporter a diminué. Nous fabriquons également de moins en moins de biens en France
, explique-t-il.
Erwan Deniel, président du Conseil National des Travaux Publics, a partagé son indignation en affirmant : Nous construisons des routes, nous soignons, mais ces taxes excessives mettent notre travail en péril.
Ce sentiment de ras-le-bol fiscal s'est intensifié au fil des ans, alors que les entreprises et les professionnels travaillent souvent à perte, subissant la pression d'une fiscalité jugée trop lourde.
En conclusion, cette mobilisation à Quimper n’est pas qu’un simple cri de détresse, mais un appel collectif à une réflexion sur la politique fiscale en France. Lesmanifestants demandent une réévaluation des charges qui pèsent sur eux, espérant un soutien plus fort de la part des décideurs. La question demeure : où va réellement l'argent collecté par l'État ?







