Depuis le 23 mars, le procès en appel d'Audrey Mondjehi, l'une des figures clés de l'attentat du marché de Noël à Strasbourg en 2018, s'est ouvert à la cour d'assises de Paris. Au cours de l'audience de ce mercredi, l'avocat général a formulé une requête de 30 ans de réclusion criminelle, une peine identique à celle décidée lors du premier procès.
Lors de son jugement initial, en 2024, Mondjehi avait déjà écopé de cette même peine pour association de malfaiteurs terroristes. Bien qu'il n'ait pas été reconnu coupable de complicité d'assassinat terroriste, ses avocats avaient plaidé pour une peine moins sévère, mais sans succès.
En appel, les réquisitions demeurent inchangées. L'accusation affirme qu'Audrey Mondjehi a sciemment agi dans un cadre de complicité avec Chérif Chekatt, l'auteur principal de l'attentat, qui a fait cinq morts et blessé onze personnes le 11 décembre 2018. Les procureurs soulignent que Mondjehi aurait dû être conscient de la radicalisation de Chekatt et de son intentionnalité meurtrière, comme le rapportent nos confrères de France Info.
Des éléments attestent de la proximité entre Mondjehi et Chekatt, notamment son rôle dans l'acquisition d'une arme utilisée lors de l'attaque. Ce dernier, après une chasse à l'homme de deux jours, a été abattu par la police, laissant derrière lui un sillage de douleur.
Les plaidoiries de la défense sont attendues ce jeudi, avec un délibéré à prévoir pour vendredi, alors que les enjeux de ce procès continuent d'attirer l'attention nationale.







