Des incidents troublants se déroulent au collège Henri-Guillaumet à Mourmelon-le-Grand (Marne). Une enquête a été lancée suite à des plaintes émanant de plusieurs collégiens, signalant la diffusion de deepfakes à caractère sexuel sur les réseaux sociaux.
Selon des informations rapportées par L’Union et confirmées par l’AFP, une dizaine de plaintes émanant de membres du personnel de l’établissement ont également été déposées concernant la diffusion illégale d’éléments touchant leur vie privée.
Protection renforcée pour les victimes
Le parquet a précisé que l’enquête concerne la « diffusion en ligne de montages à caractère sexuel générés par un traitement algorithmique », ainsi que la transmission d’informations compromettantes sur la vie privée des concernés. Les investigations ont été confiées à la brigade de gendarmerie local, avec le soutien de la cellule cyber, et aucune arrestation n’a pour le moment été effectuée.
« En raison de la révélation de données personnelles dans certains montages réalisés à l’aide de l’IA, une protection fonctionnelle a été mise en place pour les membres du personnel du collège ciblés », a indiqué le rectorat de l’académie de Reims à l’AFP. Le rectorat a également mentionné que des procédures disciplinaires seraient engagées contre le principal suspect.
Dans le cadre de cette affaire, une communication a été faite auprès des parents d’élèves et des interventions destinées à sensibiliser les enfants ont également été mises en place pour les rassurer. La situation suscite de vives inquiétudes, notamment aux vues des répercussions de tels actes sur la vie des jeunes victimes.
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