Les autorités des Pyrénées-Orientales annoncent que l'incendie, qui a déjà ravagé 4 900 hectares près de Perpignan, ne progresse plus après avoir atteint un seuil critique. En effet, selon le préfet du département, 12 000 personnes ont dû fuir leurs foyers.
Près de 800 pompiers sont actuellement mobilisés pour maîtriser les flammes, qui se sont déclarées samedi soir à Trévillach. Pierre Regnault de la Mothe, préfet de la région, a souligné l'efficacité des "feux tactiques" utilisés pour endiguer la propagation de l'incendie. Cependant, les équipes de secours se heurtent à des défis majeurs, notamment des températures élevées et une faible humidité, rendant certaines zones inaccessibles pour les interventions.
"Nous devons maintenir la zone des Aspres sous contrôle pour éviter que le feu ne s'étende davantage," a expliqué le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui a également annoncé le déploiement de nouveaux moyens aériens. Ces ajouts, incluant deux avions nationaux et six européens, fourniront un soutien crucial dans le combat contre les flammes.
L'incendie a fait 11 blessés légers, dont sept pompiers. De plus, il a causé des dommages considérables avec plusieurs maisons touchées à Rodès, où le maire a décrit les dégâts comme "catastrophiques". Malgré des progrès, les autorités demandent aux résidents de faire preuve de patience alors que le risque d'incendie demeure élevé, notamment en raison de conditions climatiques défavorables persistant dans les jours à venir.
La qualité de l'air est également affectée par les feux, entraîne une alerte aux particules fines pour les personnes vulnérables, selon Atmo Occitanie. De plus, le département connaît une canicule persistante. Selon Charlotte Couture de Météo-France, "il n'a pas plu significativement depuis deux mois, alimentant le risque incendiaire". Les habitants de la région se retrouvent donc dans une situation précaire entre évacuations et conditions de vie difficiles.







