Les violences sexistes et sexuelles touchent un nombre croissant d'élèves dès l'école primaire, et cette problématique s'intensifie à l'entrée au collège et au lycée, selon des données récentes communiquées le 28 janvier 2026 par le ministère de l'Éducation et celui de l'Égalité. Ce rapport met en lumière aussi l'influence négative des réseaux sociaux dans la banalisation de ces abus.
Des violences sexistes et sexuelles qui s'intensifient à l'adolescence
Comme l'affirme Aurore Bergé, "Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le déni n'est pas possible". Les violences sont présentes dès l'école élémentaire, avec un accroissement marqué au fil des âges. En CM1-CM2, environ 15 % des élèves (tous sexes confondus) rapportent avoir subi des actes de voyeurisme dans les toilettes, tandis que 8 % disent avoir été embrassés de force au moins une fois durant l'année. Au collège, ces chiffres montrent que 15 % des filles et 12 % des garçons affirment avoir été victimes d'une forme de violence sexuelle, qu'elle provienne d'établissements publics ou privés. Cependant, au lycée, l'écart se creuse, car une élève sur dix indique avoir manqué des cours par peur d'éventuelles violences.
Le rôle des réseaux sociaux
Les réseaux sociaux jouent un rôle critique dans cette dynamique, avec plus de 130 000 adolescents exposés à des contenus sexuels non désirés. Environ un tiers des collégiennes et plus d'un quart des collégiens rapportent avoir subi des violences numériques. Ces plateformes nourrissent également des discours qui remettent en question l'égalité des sexes et encouragent des comportements violents, surtout envers les filles, selon le rapport. Le gouvernement souligne l'importance de la prévention à l'école avec des programmes dédiés à l'éducation à la vie affective et sexuelle. Édouard Geffray a affirmé : "Garantir à chaque élève un cadre d'apprentissage sécurisant, respectueux et protecteur est fondamental pour l'École".







