Une audience cruciale se tient ce jeudi 29 janvier devant la chambre de l’instruction de Reims, pouvant influencer l’enquête sur la mort de Stéphane Kameugne, survenue en 2008. Les parents du jeune homme redoutent que le juge d’instruction ne clôture le dossier sans élucider les mystères entourant ce décès tragique.
Le 6 décembre 2008, Stéphane Kameugne, brillant étudiant à l'École nationale des Arts et Métiers, disparaît à l'occasion d'une soirée marquante à Châlons-en-Champagne. Son corps sera retrouvé par la suite dans le canal de la Marne, mais une chose est certaine : la noyade n'est pas la cause de sa mort.
Près de 18 ans après les faits, de nombreuses zones d'ombre subsistent. « Il reste encore tant d’investigations à effectuer, certaines n’ont même pas été lancées, tandis que d’autres ont été négligées », a déclaré à RTL Samuel Kameugne, le père de l'étudiant décédé à l'âge de 24 ans, lors de la soirée prestigieuse réunissant 2000 personnes.
Ses avocats ont soumis plusieurs demandes d'actes, notamment des auditions et des expertises ADN, mais celles-ci ont été systématiquement refusées. Ces demandes doivent maintenant être discutées de nouveau lors de l'audience du 29 janvier.
« Que le pôle cold case se saisisse »
Samuel Kameugne exprime son inquiétude face à un possible nouveau rejet : « Ils ne veulent pas enquêter sur la mort de mon fils. Je n'ai plus confiance ni au tribunal de Châlons-en-Champagne ni à celui de Reims. Tout ce que je demande, c'est que le pôle cold case prenne le relais. » Cette demande insiste sur l'importance de rouvrir ce dossier, qui pourrait s'imposer comme un enjeu de justice pour de nombreuses familles touchées par des affaires non résolues.
Un appel a également été lancé sur les réseaux sociaux pour relancer l'intérêt public autour de ce cas, attirant l'attention des médias et d'experts en criminologie. Comme le souligne un analyste en droits humains, « il est essentiel que des nouvelles preuves, même celles jugées anodines, soient examinées pour avoir une vision claire de ce qui s'est réellement passé ce soir-là. »







