Le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a annoncé sa prise en charge de l'enquête relative à l'enlèvement et la séquestration d'une magistrate de Grenoble ainsi que de sa mère, avec une exigence de rançon en cryptomonnaies.
Dimanche dernier, six individus, incluant un mineur, ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire, selon le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran. Parmi eux, deux personnes tentaient de rejoindre l'Espagne dans la nuit, révélant une fuite tentée par les suspects.
Les mesures de garde à vue s'étendent jusqu'à 96 heures dans ce type de dossiers, permettant de rassembler les éléments nécessaires à l'enquête.
Pas de rançon versée
Les victimes, âgées respectivement de 35 et 67 ans, ont été découvertes blessées dans un garage dans la Drôme après environ 30 heures de séquestration. L'enlèvement s'est produit jeudi vers 2h50, lorsque la magistrate a été prise en otage à son domicile à Saint-Martin-le-Vinoux, près de Grenoble. Son compagnon, qui est impliqué dans une start-up de cryptomonnaies, n'était pas présent lors de l'incident, mais a alerté les autorités vers 09h30. Il a reçu un message des kidnappeurs menaçant de causer des blessures graves aux victimes si une rançon n'était pas rapidement versée, sans que le montant exact soit précisé.
Aucune rançon n’a été versée, comme l’a confirmé Thierry Dran lors d’une conférence de presse.
Ce cas illustre la situation préoccupante entourant la sécurité de certains acteurs du milieu judiciaire, où la menace de violence et d'extorsion par le biais de cryptomonnaies semble de plus en plus courante. Les autorités sont sous pression pour agir rapidement et efficacement contre de telles formes de criminalité, signalant une nécessité d'une réponse coordonnée et renforcée face à des menaces émergentes.







