La cagnotte de soutien pour Sonia, héroïne des événements tragiques du 13 novembre 2015, est actuellement immobilisée par l'administration française. Ce témoignage protégé, qui a joué un rôle crucial dans les investigations, se voit entravé par le manque de réactivité de la commission en charge de sa situation. Non seulement elle ignore quand elle pourra obtenir son relevé d'identité bancaire (RIB), mais l'État envisage aussi de taxer les dons généreusement effectués par le public.
En effet, Sonia, qui a dû changer d'identité pour assurer sa sécurité, fait face à des défis considérables. Comme l'indique RTL, sa vie a été profondément perturbée après avoir dénoncé un membre du commando responsable des attentats. Ce statut de témoin protégé l’isole de son entourage et engendre de sérieux problèmes financiers.
Après qu'un documentaire lui a été consacré en fin d'année dernière, Arthur Dénouveaux, président de l'association de victimes “Life for Paris”, a lancé une cagnotte pour apporter son aide. S’inspirant de l’émotion collective générée, les Français ont réussi à réunir plus de 460.000 euros en soutien à Sonia, mais la situation administrative actuelle entache cet élan de solidarité.
En effet, actuellement, Sonia se retrouve dans un paradoxe troublant. Malgré le soutien public massif, elle reste dans l'incertitude quant à l'utilisation de ces fonds, et ce alors que l’administration tarde à intervenir pour résoudre ce blocage. Les commentaires de Dénouveaux soulignent que « la commission des repentis » semble mettre des « bâtons dans les roues » à Sonia, alors qu'elle devrait au contraire faciliter son retour à une vie normale.
Comment fonctionne la commission des repentis ?
La commission des repentis, mise en place par l’État depuis 2014, a pour mission de protéger ceux qui collaborent avec la justice, prenant un risque considérable pour leur sécurité. En offrant des garanties de protection, elle s’assure que des témoins essentiels puissent poursuivre leur engagement sans crainte de représailles. Cependant, dans le cas de Sonia, ce mécanisme semble insuffisant pour pallier ses besoins immédiats.







