Un jeune homme de 18 ans a été condamné à douze mois de prison ferme avec possibilité d’aménagement, à la suite d’un cambriolage survenu à Chaumont-sur-Tharonne, la nuit du 8 février 2026.
Tribunal correctionnel de Blois
Je sais que j’ai fait une énorme erreur. Face au tribunal, le jeune homme se montre visiblement mal à l’aise. Il est le seul membre d'un trio arrêté par les gendarmes après le cambriolage.
Après avoir pillé une maison, ses complices se sont enfuis à travers les bois, mais le jeune homme, sans permis de conduire, n’a pas réussi à échapper aux forces de l’ordre.
Lors de son interpellation, les gendarmes ont découvert des objets dérobés dans la voiture, notamment une tronçonneuse, un taille-haie et divers bijoux.
Tremblant dans le box, il déclare : « J’ai voulu récupérer des outils de jardinage sans réfléchir. Je ne suis pas très intelligent. » Cette phrase résonne mal aux oreilles du tribunal.
Les questions de dangerosité
Les juges sont sceptiques face à sa réticence à assumer pleinement ses actes. Il avait déjà été condamné pour des vols précédemment. « Ce n’est pas simplement une erreur de jugement », s’insurge le procureur, qui évoque la difficulté de son enfance. Pour lui, cela ne justifie pas un parcours délinquant. « Les sursis probatoires étaient-ils une main tendue ? » s'interroge-t-il.
Son avocat, Me Romain Pacheco, fait valoir que son client n’est qu’un « suiveur », sans intention malveillante. « Ses larmes traduisent sa jeunesse et non une volonté criminelle. Prendre la décision d'encore le placer sous les verrous ne ferait que l’enfoncer davantage », plaide-t-il.
Finalement, le tribunal a prononcé une peine de douze mois de prison, dont une partie pourra être purgée sous bracelet électronique. En plus, il lui est interdit de demander un permis pendant six mois et il devra indemniser la victime à hauteur de 2.300 euros. Un avertissement clair lui a été donné : « Un nouveau délit équivaudra à une incarcération automatique », lui a-t-on rappelé.
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