Le député Thibaut Monnier a été confronté à une situation inattendue en découvrant un squatteur dans son studio lyonnais, un incident filmé et partagé sur les réseaux sociaux, qui survient à un moment où la législation anti-squat est en pleine révision. Alors que le Sénat a récemment durci la loi, ce cas de figure attire l’attention sur les défis liés à la propriété privée.
Le 5 février, en se rendant dans son appartement de 11 m², acheté en 2021 et destiné à la location pour des étudiants, Monnier a trouvé un homme d’une trentaine d’années occupant les lieux. Ceux-ci étaient censés être vides après le départ du précédent locataire, mais ils étaient en réalité squattés. L’élu, visiblement choqué, a rapidement appelé la police après avoir filmé l’altercation. « Qu’est-ce que vous faites ici ? » a-t-il demandé à l’intrus, ajoutant, « Vous êtes chez moi, l’appartement n’est pas loué », comme rapporté par le Figaro.
Dans son discours, Monnier a exprimé son indignation face à la situation. L’individu en question, d’origine étrangère et agissant sans papiers, aurait intentionnellement ignoré la législation, se présentant comme un squatteur. « Qui va payer pour l’eau chaude ou l’électricité que vous avez consommées ? » a interrogé l’élu, signalant l’utilisation de ressources dans son appartement. Un témoignage accablant sur les enjeux liés à la propriété, et particulièrement la responsabilité des propriétaires en matière de location.
« Le droit de propriété doit être beaucoup mieux protégé »
Monnier, membre du groupe Identité-Libertés (apparenté au RN), a saisi cette opportunité pour revendiquer une meilleure protection des propriétaires. « La propriété privée est sacrée, mais de nombreuses personnes luttent pendant des années pour récupérer leurs biens » a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une réforme législative.
Le dernier épisode législatif a vu le Sénat adopter, le 20 janvier dernier, une proposition de loi visant à modifier la définition du squat, facilitant ainsi l'expulsion des occupants indésirables. Ce texte, qui a rassemblé 230 voix pour et 102 contre, cherche à réduire les ambiguïtés qui entourent la législation actuelle. Dans le cadre de cette réforme, il est proposé d'accélérer la procédure d’expulsion pour rendre le cadre légal plus protecteur pour les propriétaires.
Ce cas illustre également comment certaines propriétés de courte durée sont exploitées par des squatteurs en raison de failles juridiques. La nouvelle rédaction vise à combler cette lacune et à renforcer l’autorité des préfets en matière de gestion des squats. Reste à voir si l’Assemblée nationale validera ces changements, qui pourraient significativement influencer la dynamique entre propriétaires et occupants en France.







