Ce mercredi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que l'épidémie d'hantavirus sur le navire de croisière Hondius, qui a suscité l'inquiétude au niveau mondial, devrait prendre fin le 2 juillet. Actuellement, les dernières personnes encore en quarantaine voient cette période se rapprocher de sa conclusion. Toutefois, pour les scientifiques, le travail de recherche ne fait que commencer. Des échantillons du virus seront utilisés pour développer des tests, traitements et vaccins destinés à prévenir de futurs épisodes épidémiques.
Tous sauf 54 contacts ont terminé leur quarantaine, et ceux restants doivent également l'achever d'ici le 2 juillet. Si aucun nouveau cas n'est signalé d'ici là, l'OMS déclarera l'épidémie comme terminée.
Au total, douze cas confirmés et un cas probable, dont trois mortels, ont été associés au navire néerlandais MV Hondius, entraînant une alerte sanitaire internationale. Le navire avait quitté Ushuaia, en Argentine, le 1er avril, faisant escale dans des îles isolées de l'Atlantique Sud avant de s'acheminer vers Tenerife, aux Canaries, où les passagers restants ont été évacués.
Bilan sanitaire et suivi des contacts
Le Directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné que plus de 650 contacts avaient été identifiés et suivis à travers 33 pays. Selon lui, « tous sauf 54 contacts ont terminé leur période de quarantaine, et les derniers doivent conclure leur période d'ici le 2 juillet. » Si la situation reste inchangée, l'OMS considérera la crise comme close.
En collaboration avec des partenaires, l'agence sanitaire des Nations unies a prélevé des échantillons à bord et coordonne des études auprès des personnes exposées afin de mieux cerner le développement de la maladie. « Nous travaillons à ce qu'un échantillon du virus soit partagé avec le BioHub de l'OMS, en Suisse. Cela facilitera le développement d'outils diagnostic, traitements et vaccins pour les prochaines éclosions », a ajouté un responsable de l'OMS.
L'hantavirus, transmis par des rongeurs, demeure relativement rare et ne dispose d'aucun vaccin ou traitement spécifique. La souche des Andes, liée à l'épidémie en cours à bord du Hondius, est la seule connue pour sa capacité à se transmettre d'humain à humain.







