Depuis l'escalade du conflit en Ukraine, le missile hypersonique Orechnik a capté l'attention internationale par ses performances impressionnantes. Utilisé lors de frappes en Ukraine, notamment en janvier 2026, ce projectile peut atteindre des cibles à des milliers de kilomètres en un temps record. Avec une portée de 5 500 km et une vitesse de 12 000 km/h, il parvient à atteindre Paris en à peine 20 minutes.
Selon Vladimir Poutine, l'Orechnik serait "impossible" à intercepter, ce qui soulève des inquiétudes parmi les spécialistes de la défense. Étienne Marcuz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, a confirmé que les capacités d'interception de tels missiles sont très limitées. Toutefois, comme l’a rapporté le RFI, il ne faut pas considérer cette affirmation comme irréfutable : d'autres systèmes, comme l'Arrow 3 israélien et le SM-3 américain, pourraient potentiellement contrer l'Orechnik avec un taux de succès élevé.
Ce missile est aussi doté de la technologie connu sous le nom de "mirvage", capable de libérer plusieurs têtes nucléaires simultanément. Bien que certains experts, comme Xavier Tytelman, le trouvent pas révolutionnaire, il souligne que sa rapidité et sa capacité à desserrer plusieurs ogives compliquent son interception. Ainsi, dans un contexte où la Russie utilise ces armements de manière symbolique plus que militaire, des analyses, comme celles proposées par Le Parisien, soulignent son potentiel d'être perçu comme un simple outil de dissuasion psychologique.
Les enjeux géopolitiques sont considérables, d'autant plus que les pays européens ne disposent pas d'équivalents conventionnels aux frappes russes, reliant ces inquiétudes à une future évolution de la militarisation européenne, comme le montre le développement prévu par la France d'un missile balistique terrestre, répondant aux menaces modernes.
Les capacités de l'Orechnik et le discours de la Russie soulèvent à la fois des préoccupations et des questions sur l'avenir de la sécurité en Europe. Reste à savoir si cette arme, actuellement considérée comme un "argument marketing" par certains experts, jouera un rôle plus concret dans le cadre des tensions internationales à venir.







