Le matin du 16 janvier 2026, 45 migrants ont été expulsés du centre social Carrefour 18 à Rennes, où ils avaient trouvé refuge. Par ailleurs, sept jeunes se présentant comme mineurs isolés ont été arrêtés par la police puis relâchés après une convocation. Cette intervention, marquée par la crainte et l'angoisse, a été dénoncée par les associations d'aide aux migrants, notamment Utopia 56, qui affirme qu'une « nouvelle limite a été franchie ».
« L'hébergement d'urgence doit être inconditionnel et accessible à tous ceux qui en ont besoin », soulignent les bénévoles mobilisés sur le terrain. De nombreuses familles, y compris des enfants, se retrouvent ainsi à la rue, sans solution visible. Selon le collectif, ces expulsions sont devenues fréquentes, les migrants étant contraints de naviguer de centre en centre, d'occupation en occupation, sans jamais trouver de véritable refuge.
Au-delà des chiffres, ce sont des vies humaines qui sont en jeu. Des familles entières, comprenant des enfants âgés de 3 à 14 ans, souffrent de ce cycle d'expulsion incessant. « Chaque jour, notre équipe explique la situation à ces familles qui perdent espoir », explique un bénévole d'Utopia 56.
La préfecture, contactée par nos soins, n'a pas souhaité commenter cette situation critique. Alors que le pays est en pleine réflexion sur la crise des migrants, la voix des associations et des exilés semble de plus en plus étouffée.
Des experts en politique migratoire, comme Jean-Claude Jauffret, analyste à l'Observatoire des migrations, alertent également quant aux implications de telles expulsions sur la santé mentale et physique des concernés. Dans un contexte déjà tendu, la nécessité d'une réponse humanitaire adaptée s'impose avec urgence.







