Ce samedi 17 janvier, une délégation ukrainienne, comprenant Kyrylo Boudanov, Roustem Oumerov et David Arakhamia, a pris la direction des États-Unis pour des négociations cruciales avec des émissaires américains, dont Steve Witkoff et Jared Kushner. Le but de cette mission : mettre un terme au conflit qui déchire l'Ukraine et la Russie depuis près de quatre ans.
Les émissaires ukrainiens sont arrivés en fin de matinée, soulignant l’urgence de trouver une solution à ce conflit dévastateur. “Nous visons à éclaircir les questions importantes sur la table, notamment celles relatives aux territoires occupés et aux garanties de sécurité pour notre pays”, a déclaré un membre de la délégation.
Une rencontre sur fond de bombardements
Ces discussions, qui se dérouleront à Miami, interviendront dans un contexte exacerbé par des bombardements intensifiés des infrastructures ukrainiennes. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a récemment mis en lumière les défis auxquels son pays fait face, attribuant en partie ces attaques à un manque de munitions antiaériennes occidentales. Les coupures d'électricité et de chauffage en plein hiver aggravent la situation dramatique.
“Nous sommes ici pour une conversation décisive avec nos partenaires américains, et nous espérons avancer sur les documents en discussion. Si les parties parviennent à s'accorder, une signature pourrait avoir lieu lors du Forum économique mondial de Davos la semaine prochaine”, a ajouté Kyrylo Boudanov sur les réseaux sociaux.
Une issue la semaine prochaine ?
Dans ses derniers commentaires, Zelensky a évoqué l'espoir d'obtenir “plus de clarté” sur les propositions américaines et la position de la Russie à leur sujet. De son côté, Donald Trump a affirmé que Vladimir Poutine serait ouvert à un accord, insinuant que l’hésitation venait plutôt de l'Ukraine. “Le blocage des négociations est à mettre sur le compte de Zelensky”, a-t-il déclaré à Reuters.
Depuis le début de cette guerre, de nombreux experts estiment que parvenir à un consensus nécessite des concessions de part et d'autre. L'analyste militaire François Heisbourg a noté que “sans une volonté politique réelle des deux parties, de tels pourparlers peinent à offrir des résultats concrets”. La communauté internationale observe ces pourparlers de près, espérant un tournant dans cette guerre dévastatrice.







