Ce jeudi 9 avril, lors d'une audition à l'Assemblée nationale, le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon, a souligné l'importance croissante de l'usage non contrôlé de la force, non seulement par des groupes terroristes, mais aussi par des nations. "Nous assistons à une utilisation désinhibée de la force par des États, dans des proportions inimaginables, surtout au Proche et au Moyen-Orient", a-t-il déclaré.
Fabien Mandon a mentionné les groupes terroristes, qui continuent à représenter une menace sérieuse pour la France, lors de son intervention devant la commission de la Défense. Il a alors précisé : "Aujourd'hui, cette menace reste forte, non seulement au Proche et au Moyen-Orient, mais aussi en Asie et en Afrique". Cette déclaration fait suite à une période particulièrement tendue, avec la récente mort de l'adjudant-chef Arnaud Frion, tué en Irak, ainsi que plusieurs soldats blessés lors d'attaques.
Le chef d'état-major a également noté l'importance de rester influent sur la scène internationale : "Pour être entendu, il faut être puissant. Une nation faible ne compte plus dans le débat mondial". Le gouvernement a récemment présenté un projet d'actualisation de la loi de programmation militaire, destiné à renforcer le budget de la défense, afin d'allouer 36 milliards d'euros pour la période 2024-2030.
Cette initiative est essentielle, surtout au regard de la récente guerre au Moyen-Orient et du conflit en Ukraine, qui ont mis en lumière une consommation accrue de munitions et de drones. La France, en réponse à cette réalité, aspire à intensifier ses efforts dans le domaine militaire. En mars, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait déjà annoncé un investissement supplémentaire de 8,5 milliards d'euros pour assurer une réactivité à cette menace croissante sur le terrain.







