Mathilde Panot, cheffe de file des députés de La France insoumise (LFI), a affirmé fermement que son parti n'avait « jamais » qualifié l'antisémitisme de « résiduel ». Cette déclaration a suscité des interrogations, surtout après que Jean-Luc Mélenchon ait employé cette expression sur son blog en juin 2024.
Lors de son intervention sur l'émission Questions politiques diffusée le 26 avril, Mathilde Panot a évoqué la nécessité d'une lutte contre l'antisémitisme indissociable de celle contre tous les racismes. En réponse à une question posée par le journaliste de France Inter, Julien Nény, sur les propos de Mélenchon, elle a déclaré : « Nous n'avons jamais dit que l'antisémitisme était résiduel. »
Cependant, cette déclaration semble en contradiction avec ce qu'écrit Mélenchon dans un article de son blog, où il mentionne que « l'antisémitisme reste résiduel en France », arguant qu'il est « totalement absent des rassemblements populaires ».
Comme d’habitude, @MathildePanot ment effrontément.
L’expression “antisémitisme résiduel” a été forgée par @JLMelenchon dans son blog en juin 2024 ⤵️ pic.twitter.com/gWPOL7nMRQ— Jérôme Godefroy (@jeromegodefroy) April 27, 2026
Par ailleurs, Mathilde Panot a annoncé que LFI prendrait part à la réunion des présidents de groupes parlementaires prévue le 28 avril, où sera discuté un projet de loi contre l'antisémitisme. Elle a stipulé : « On va y aller parce qu'on a des choses à dire. » Toutefois, elle a prévenu que si l’intention du projet de loi était de assimiler la critique du gouvernement israélien à de l’antisémitisme, LFI s’y opposerait farouchement.
L'ensemble de cette situation crée un vrai débat sur la position de LFI concernant la lutte contre l'antisémitisme, un sujet sensible dans le climat politique actuel. Selon certains analystes, la contradiction entre les propos de Panot et ceux de Mélenchon pourrait nuire à la crédibilité du mouvement dans ce domaine.







