Deux mois après la victoire de la droite lors des élections municipales à Cherbourg-en-Cotentin, Bernard Cazeneuve, ancien maire et Premier ministre, a fait part de sa déception quant à la défaite de la gauche. Il a décrit le résultat comme une "terrible tristesse" et une "grande souffrance", particulièrement face à l'élection de Camille Margueritte qui a pris le pas sur Benoît Arrivé.
Dans une interview accordée à ICI Cotentin, Cazeneuve a critiqué non seulement le résultat des élections, mais également l'attitude des politiciens impliqués. Selon lui, ce n’est pas tant la politique qui a été mise en échec que le comportement des élus : "un éloignement des citoyens" et "une forme de recroquevillement sectaire".
Il a déploré que sa voix n’ait pas été invitée dans le débat électoral, expliquant : "On n'a pas souhaité que je vienne. Si on m'avait invité, je serais venu." Cazeneuve a souligné son isolement face aux logiques de partis et a averti que l'exclusion des anciens en politique n'est pas une solution viable, mais un risque.
Se positionnant comme un observateur, il a exprimé sa tristesse devant les actes des candidats et a averti : "J'espère qu'ils ne tomberont pas de leur vélo". Il a insisté sur l'importance de recréer des liens avec la population locale, en prônant un retour à l'écoute des citoyens : "Il faut reconstruire tout cela. On met des années à conquérir une ville, mais une soirée peut suffire à tout faire disparaître".
Cazeneuve a encouragé la gauche à renouer avec les valeurs humaines et à ne pas reproduire les comportements qui ont conduit à leur perte électorale. En faisant écho à son expérience, il a conclu : "On ne va pas reconquérir la ville en reproduisant les comportements qui nous l'ont fait perdre".







