Le leader du Parti Socialiste (PS), Olivier Faure, a lancé ce dimanche un appel aux électeurs en vue des élections municipales, les qualifiant de "rempart" incontournable face à l'extrême droite. À quelques années de la présidentielle de 2027, il maintient, malgré les critiques, l'idée d'une primaire de la gauche.
Lors d'un rassemblement à Paris, qui a réuni plus de 1.200 personnes, Faure a défini le scrutin des 15 et 22 mars comme "la première digue" contre le Rassemblement National (RN) et une droite jugée déviante. "Si nous tenons ce rempart, nous tracerons la voie vers 2027", a-t-il déclaré.
Avec 1.200 maires à son actif et un quart des villes de plus de 20.000 habitants sous sa direction, le PS engage plus de 2.000 candidats pour ces municipales. Des conquêtes sont envisagées dans des villes comme Saint-Étienne, Limoges, Amiens et Toulouse.
Olivier Faure a également exhorté la jeunesse à se méfier de "la confiance aveugle" envers l'extrême droite, les incitant à récuser les discours simplistes et les slogans accrocheurs.
Le premier secrétaire a réaffirmé son souhait d'union avec ses partenaires, à l'exception de La France Insoumise (LFI), tant pour les municipales que pour la présidentielle. "Socialistes, communistes, écologistes et militants de Place publique partent unis dès le premier tour dans la majorité de nos villes", a-t-il souligné.
Cependant, la question de la primaire suscite des tensions internes. Boris Vallaud, leader des députés PS, a exprimé des réserves, estimant que cette initiative ne suffira pas à rassembler les forces de gauche pour contrer le RN. Des voix, dont celles d'anciens dirigeants comme François Hollande, suggèrent une fédération de la gauche plus élargie.
Malgré cette opposition au sein de son propre parti, Faure reste convaincu que la primaire est la solution pour éviter la fragmentation des candidatures à gauche, une opinion qu'il compte soumettre au vote des militants après les élections municipales.
Il a également souligné l'importance de ne pas céder aux compromis trop accommodants avec le gouvernement, ce qui pourrait affaiblir les capacités de défense contre l'extrême droite. "Les Français jugeront sévèrement ceux qui cherchent à déstabiliser les villes gérées par le PS", a-t-il prévenu, alors que LFI s'apprête à mener une campagne aggressive contre ses adversaires socialistes.







