Le dernier sondage des municipales à Toulouse indique une dynamique favorable pour la gauche socialiste, tandis que les Insoumis semblent perdre du terrain dans la confrontation électorale. La question de l’alliance au second tour face à Jean-Luc Moudenc, le maire sortant, devient cruciale.
La gauche toulousaine se retrouve majoritaire, selon un sondage réalisé par Cluster17 pour Politico, où la liste de François Briançon, regroupant le PS et les écologistes, atteint 32 % d'intentions de vote. À cela s’ajoute le 19 % de Franck Piquemal, représentant de la France Insoumise et d’autres mouvements, portant le total des forces de gauche à 51 %, un score comparable à celui du premier tour des municipales de 2020.
Pour Jean-Luc Moudenc, la progression de son score à 34 % est à peine suffisante. Un membre de son équipe ne cache pas son anxiété face à ce constat : "Cela fait vingt ans que ce schéma se reproduit. On s’attendait à un scénario similaire, mais cela reste très serré. Rien n’est joué." Un autre colistier partage cette inquiétude, déclarant que le "match" est incertain.
Une dynamique de vote utile à gauche
Jean-Luc Moudenc, bien que son score ait légèrement progressé, reste relativement faible pour un maire en fonction. Le RN, mené par Julien Leonardelli, demeure à 8 % et ne semble pas en mesure de passer au second tour, allégeant ainsi la pression sur Moudenc. L’autre candidat de l’extrême droite, Arthur Cottrel, capte 4 % des voix.
Face à ce trophée, Moudenc doit inciter ses partisans à se mobiliser, comme l’explique son porte-parole, Pierre Esplugas-Labatut : "Nous devons prendre chaque voix très au sérieux." On note une dynamique à gauche, favorisant Briançon qui a su capter des voix supplémentaires, tandis que Piquemal admet des pertes.
La grande question qui se pose est celle d'une possible alliance entre les deux listes de gauche. Piquemal a exprimé sa volonté de fusionner, sous la condition de respecter un programme commun, excluant par exemple le projet de LGV, tandis que Briançon reste prudent sur ce sujet, déclarant que "les Toulousains décideront". L'issue de cette élection exige une vigilance de la part des électeurs.
Le soir du premier tour, prévu le 15 mars, promet d’être décisif et pourrait révéler de nouvelles alliances ou tensions au sein de la gauche, un débat qui s’annonce long et complexe.







