Le procès en appel de Frédéric Péchier se déroulera au début de l'année 2027 à Lyon, selon les premières indications de la cour d'assises d'appel. Péchier, ancien anesthésiste, avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2025 pour 30 cas d'empoisonnement, dont 12 mortels.
Une réunion cruciale pour organiser ce procès délocalisé a eu lieu ce mardi 2 juin 2026. Le président de la Cour d'assises d'appel, Éric Chalbos, a planifié cette rencontre avec les avocats et les nombreuses parties civiles. Parmi les principales préoccupations, la retransmission des débats à Besançon a été évoquée, car un grand nombre de victimes réside en Franche-Comté, rendant leur déplacement à Lyon difficile.
« Il va falloir que je choisisse entre ma vie et le procès »
Amandine Iehlen, co-présidente de l'AVAPOLVI, l'association des victimes, a partagé ses inquiétudes. Son père a été victime d'empoisonnement à la clinique Saint-Vincent de Besançon en 2008. Lors du premier procès, elle a assisté chaque jour aux débats, mais la délocalisation à Lyon complique son engagement. « Il va falloir que je choisisse entre ma vie, ma famille et le procès », confie-t-elle, soucieuse des congés à prendre pour assister aux audiences.
De son côté, Anne-Sophie Balon, ancienne collègue de Péchier et lanceuse d'alerte, exprime son désir de suivre le procès de près. « Au premier procès, se voir quotidiennement a créé des liens importants. Cela a été bénéfique pour traverser cette épreuve », témoigne-t-elle.
Une retransmission indispensable ?
Maître Frédéric Bernat, l'avocat représentant plusieurs parties civiles, plaide fermement pour cette retransmission, argumentant que le procès ne devrait pas isoler les victimes. Il souligne que d'autres affaires, comme celle des attentats de Nice, ont déjà bénéficié de telles mesures pour faciliter l'accès aux débats.
La situation soulève des interrogations sur la logistique de ce procès particulièrement complexe. « Les victimes doivent pouvoir suivre le procès sereinement. La distance et la durée des débats rendent cette retransmission nécessaire », conclut Maître Bernat.
Le calendrier de ce second procès reste à définir, avec de nombreux participants espérant des informations précises pour s'organiser en conséquence.







