Chaque été, une triste routine se dessine : à l'approche des vacances, le taux d'abandons d'animaux grimpe en flèche. Le refuge de Cabriès, géré par le Centre de défense des animaux de Marseille et de Provence depuis 1964, tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme.
Aujourd'hui, pas moins de 120 chiens et autant de chats prennent leurs quartiers dans cet établissement. Martine Sommerhalter, la présidente de l'association, témoigne des difficultés croissantes que rencontrent les équipes sur le terrain : "Nous recevons entre 10 et 20 appels par jour pour des abandons. Les gens ont de plus en plus de mal à gérer les coûts liés à leurs animaux, à cause de la hausse des prix de la vie et des frais vétérinaires exorbitants."
Le refuge n'est pas uniquement un endroit pour les animaux abandonnés. En sa qualité de fourrière municipale, il prend également en charge des animaux trouvés dans la rue et ceux récupérés par les autorités dans des affaires de maltraitance.
Face à la situation critique, Martine Sommerhalter lance un appel : "Nos murs ne sont pas extensibles. Nous manquons de place et de moyens." Chaque nouvel arrivant dévoile souvent une histoire poignante, que ce soit un animal abandonné sur le bord de la route ou un rescapé de combats illégaux. Dans ce contexte, le refuge sollicite activement le soutien du public. De nombreux chiens et chats, notamment des seniors, attendent désespérément une famille. "Nous espérons qu'ils puissent connaître la chaleur d'un foyer et l'affection d'une famille avant de finir leurs jours", conclut Martine.







