Sorti le 11 juin, Ndingubani marque le retour de Bongeziwe Mabandla, un artiste à la voix angélique et à l’aura magnétique. Dans sa langue natale, le xhosa, il exprime avec tendresse sa quête d’identité et son affirmation personnelle, ayant élu domicile à Paris il y a deux ans. Cet album, d’une grande douceur, a suscité un intérêt notable auprès de la presse internationale.
"Certains sentiments et idées étaient profondément ancrés en moi, mais je n’avais pas toujours le courage de les exprimer. C’est grâce à cet album, né d’une douleur suffisante, que j’ai pu les rassembler," confie-t-il au Mail & Guardian. La voix veloutée de Mabandla sublime ainsi sa souffrance dans Ndingubani.
Le titre de cet opus, qui se traduit par "qui suis-je ?", soulève une question existentielle qui se transforme en une délicate ballade poétique.
"Il y a quelque chose de réconfortant dans son écriture : ses récits en xhosa, longs et fluides, sont entrecoupés de clics dynamiques," estime The Guardian. Sa langue, qu’il a brillamment fait voyager jusqu'à des publics occidentaux, trouve un écho particulier à Paris, où il présentera son concert le 14 novembre.
Retour aux sources
C’est lors du lancement de sa tournée en Afrique que Bongeziwe a été interviewé par Mail & Guardian. Ndikhulule ("Dépression") est considéré comme l'un des morceaux pivots de l'album, qui marie habilement émotion et dualité sonore, entre folk acoustique et production électronique.
Puisant dans ses luttes, de la dépression à son éloignement du pays natal, l’album témoigne de ses épreuves et de ses découvertes. "Je suis en constante auto-découverte ; plus on évolue, plus on comprend qui l’on est," explique-t-il au site Okay Africa.
Maintenir le lien avec son héritage est plus crucial que jamais, surtout en étant loin de ses proches. Dans le clip de Yalwa, il met à l’honneur sa mère et sa tante en tenues traditionnelles, célébrant ainsi son héritage familial, comme il l’a décrit au Guardian.
Une longue collaboration
La collaboration avec le producteur et multi-instrumentiste mozambicain Tiago Correia-Paulo, présent depuis son premier album, se poursuit dans ce projet intime, enregistré dans le domicile de l'artiste. “L’architecture sonore qu’il a apportée définit chacun de mes albums : des paysages épurés, légèrement électroniques, qui résonnent avec la douceur de mon approche acoustique,” souligne Mabandla, selon Okay Africa.
Le message de résilience et d'espoir de Mabandla transcende les différences linguistiques et touche au cœur de ses auditeurs, enrichi par son interprétation émouvante.







