Près de 15 900 clients restent privés d'électricité ce mardi dans le Nord, l'Aisne et à Paris, suite à une intensification des chaleurs et des orages violents cette nuit-là, a rapporté Enedis.
Ce matin, environ 8 100 foyers et entreprises sont encore en attente de réalimentation, dont 6 600 dans le Nord et 1 400 dans l'Aisne, conséquence d'une canicule d'une ampleur et d'une durée sans précédent.
De plus, 7 800 autres clients souffrent d'incidents isolés principalement causés par les chaleurs extrêmes, notamment à Paris. En effet, le réseau électrique parisien, entièrement souterrain, est particulièrement affecté par ces conditions.
Les températures ont atteint des sommets de 42°C durant la journée, sans descendre suffisamment la nuit, entraînant des pics de chaleur pouvant atteindre 80°C dans les sous-sols. Ces conditions mettent à mal les réseaux souterrains, augmentant le risque d'incidents, comme l'explique Enedis dans un communiqué à l'AFP.
Les interruptions de service sont provoquées par la combinaison de câbles anciens, installés dans les années 60, qui se dessèchent sous la chaleur, et par la rupture des jonctions entre les tronçons de câbles. Enedis souligne que des câbles plus modernes, actuellement en cours d'installation, ont réduit le nombre d'incidents en période de chaleur de 33 fois.
Les vagues de chaleur extrême, exacerbées par le dérèglement climatique attribué à la combustion des énergies fossiles, incitent Enedis à investir 15 milliards d'euros pour adapter son réseau au changement climatique d'ici 2040.
Les lignes aériennes sont également vulnérables, s'allongeant en période de canicule et se rapprochant du sol. RTE, le gestionnaire du réseau électrique haute tension, indique que 37% de ces lignes sont dangereusement sensibles à la chaleur, nécessitant une réduction de l'intensité électrique transportée.
Cet épisode caniculaire, le plus sévère jamais enregistré en France, a privé d'électricité plus de 60 000 foyers depuis dimanche dernier, soulignant l'urgence d'adapter les infrastructures aux nouvelles réalités climatiques.







