En février 2023, un corps démembré a été découvert aux Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement de Paris. Ce lundi, Lakhdar Matoug, accusé d'avoir étranglé sa femme, Assia Matoug, dans leur appartement, est jugé pendant cinq jours devant la cour d’assises de Paris. Aujourd'hui âgé de 53 ans, il fait face à des accusations de meurtre par conjoint, avec une peine potentielle de réclusion criminelle à perpétuité.
Les restes d’Assia, âgée de 46 ans, ont été retrouvés éparpillés dans le parc, après que Lakhdar a signalé sa disparition à la police. Employé de supermarché, il était en arrêt maladie au moment des faits.
Des preuves accablantes contre le mari
L'enquête a rapidement mis en lumière des incohérences dans le récit de Lakhdar. Les images de vidéosurveillance ont révélé sa présence dans le parc, portant des sacs, ce qui a éveillé les soupçons des enquêteurs. En garde à vue, il a fini par avouer et a guidé la police vers d'autres morceaux de corps cachés à Bobigny.
Dans ses déclarations, il a maintenu que le drame n'était qu'un accident survenu au cours d'une dispute liée à des problèmes financiers. Lakhdar a affirmé avoir étranglé Assia pour « la faire taire », précisant qu'il n'avait pas voulu la tuer.
Les dernières révélations sur Assia Matoug
Les enquêteurs ont découvert que Assia avait subi plusieurs violences avant sa mort. Son avocate, Me Pauline Rongier, a qualifié la thèse de l'accident de « grotesque ». Des autopsies ont révélé de nombreux signes de coups et de violences, survenant juste avant son décès.
Des membres de la famille d'Assia ont également partagé qu'elle avait exprimé son mal-être et un pressentiment concernant sa sécurité, craignant pour sa vie. Cependant, malgré les explications de Lakhdar, les expertises psychiatriques disponibles ont conclu qu'il était lucide et capable de discernement au moment des faits.
Les trois enfants du couple ont été placés pour leur protection. Ce procès met en lumière non seulement la tragédie d'Assia, mais aussi la nécessité d'agir contre la violence conjugale qui touche encore trop de femmes en France.







