À quelques mois des débats sur le budget à l’Assemblée nationale, le ministère de l’Économie a averti ce mardi 7 juillet que l’objectif de 5 % de déficit se révèle difficile à atteindre. En réponse, Bercy a proposé de réaliser trois milliards d’économies supplémentaires.
Cette initiative, dévoilée par David Amiel, ministre des Comptes publics, suite à un comité d’alerte sur les finances publiques, vise à contenir un risque de dérapage de 5 milliards d’euros dans les dépenses. Au-delà de l’annonce, le ministre a précisé que les économies seraient réparties comme suit : 2 milliards pour l’État et 1 milliard pour la sécurité sociale.
Dans son communiqué, le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson, a exprimé ses réserves : "Trois milliards d’euros d’économies supplémentaires, sans précisions sur les modalités exactes, suscitent des interrogations." La question demeure : comment dégager ces fonds ? Pour l'État, cela implique principalement de revoir les aides mises en place depuis avril, pourtant cruciales pour de nombreux Français.
La menace d’un effort financier accru pour les collectivités
En parallèle, le gouvernement envisage la possibilité d'une coupe dans les dépenses pour les collectivités territoriales, sans pour autant confirmer cette réduction de dotation. Cela pourrait s’élever à deux milliards d’euros. "Je suis convaincu que les élus locaux agissent avec un sens des responsabilités, et nous pourrons ajuster nos prévisions prochainement", a ajouté David Amiel.
Ainsi, au total, les économies annoncées atteignent désormais 9 milliards d’euros, sans oublier une éventuelle rallonge de deux milliards pour les collectivités locales, portant le total à 11 milliards. Cependant, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, reconnaît que l’objectif initial de 5 % de déficit sera ardu à respecter, ce qui reflète des défis considérables pour l’appareil d’État dans le contexte actuel. Selon une analyse d'« Le Monde », ces ajustements budgétaires pourraient également s’accompagner de répercussions sociales, suscitant des inquiétudes parmi les élus locaux et les associations de citoyens.







