Le gouvernement français a récemment annoncé une révision à la baisse des prévisions de recettes de la contribution différentielles sur les plus hauts revenus (CDHR), qui devrait rapporter 650 millions d'euros en 2026, soit bien loin des 1,65 milliard d'euros escomptés. Cette information a été confirmée par l'entourage d'Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes publics, et relayée par Le Monde.
Instaurée en 2025, la CDHR impose un taux minimal d'imposition de 20 % aux ménages dont les revenus dépassent 250 000 euros par an pour un célibataire et 500 000 euros pour un couple. Conçue à l'origine pour combattre la fuite fiscale des plus riches, cette taxe a déjà montré ses limites. En 2025, elle n'avait rapporté que 400 millions d'euros, soit près de cinq fois moins que prévu, un échec attribué à une anticipation des versements de dividendes de la part des contribuables visés, comme l'explique l'entourage d'Amélie de Montchalin.
Des perspectives alarmantes pour 2026
Pour l'année prochaine, le gouvernement semble plus prudent. Tandis que l'objectif initial était de récolter 1,65 milliard d'euros, il est maintenant revu à 650 millions. Cette chute spectaculaire est attribuée à "de nouveaux mécanismes d'optimisation" qui expliquent cette baisse de confiance. De plus, on pourrait observer une réactualisation de ces prévisions à l'été 2026, après une analyse des déclarations fiscales au printemps.
Cette situation est exacerbée par le prolongement même de la taxe jusqu'à ce que le déficit public se stabilise sous la barre des 3 %, une mesure adoptée lors du dernier projet budgétaire, soulignant ainsi le contexte fiscal tendu du pays. La pression économique sur les classes les plus riches et la lassitude politique autour de ces mesures fiscales continuent d'alimenter le débat public.







