Le conseil d'administration de l'Institut du monde arabe (IMA) se réunira le mardi 17 février pour élire un nouveau président suite à la démission de Jack Lang, contrainte par une enquête sur ses relations avec Jeffrey Epstein, a confirmé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
Pascal Confavreux a précisé : "La convocation du conseil a été lancée rapidement, conformément aux statuts de l'Institut." Plus tôt dans la journée, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait fait savoir que ce conseil se tiendrait pour désigner un successeur à Jack Lang, lors d’un déplacement dans le Bas-Rhin.
Malgré une première annonce stipulant que la réunion aurait lieu lundi, d’autres informations ont conduit à la confirmation du mardi. Le Quai d'Orsay a clarifié que, selon les règles, le préavis de huit jours ouvrés permettait cette programmation.
Les membres du conseil d'administration voteront pour élire un président jusqu'à la fin décembre ou un intérimaire en attendant une nomination définitive, selon des sources proches du dossier.
La nomination du président, une fonction hautement symbolique, est approuvée par le président de la République, mais nécessite un vote du conseil d'administration.
Jack Lang, ancien ministre socialiste âgé de 86 ans, a quitté son poste après la divulgation de millions de documents liés à Jeffrey Epstein, soulignant des liens économiques problématiques. Le parquet national financier a ouvert une enquête contre lui et sa fille pour des accusations de "blanchiment de fraude fiscale aggravée".
L'IMA, fondée en 1980 à travers un accord international entre la France et 22 pays arabes, est gouvernée par un conseil composé de sept membres français et sept membres arabes. Dans le groupe français, on trouve des hauts fonctionnaires des affaires étrangères, un député, un sénateur, et des représentants du mécénat.
Des noms comme Jean-Yves Le Drian, Rima Abdul Malak, et Audrey Azoulay sont cités parmi les potentiels successeurs. Cependant, l’entourage de Le Drian a laissé entendre qu’il était mieux occupé dans ses fonctions actuelles en tant qu’envoyé spécial pour le Liban.
Bien que Jack Lang ait d'abord écarté l'idée de démissionner, il a finalement accepté de quitter ce rôle influent dans la relation entre la France et le monde arabe, connu notamment pour ses initiatives comme la Fête de la musique dans les années 80.







