Face à une tempête de critiques de la part du patronat, l'exécutif tente de justifier son projet de budget pour 2026. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a affirmé sur CNews que « ce n’est pas un budget de droite, ce n’est pas un budget macroniste, mais ce n’est pas un budget socialiste ». Pour elle, cela se traduirait par l'absence de taxe Zucman, aucune augmentation d’impôt pour les ménages, et un soutien aux entreprises plutôt qu’une pression supplémentaire.
Bregeon a mis en avant les promesses de revalorisation du travail, notamment par le biais d'une prime d’activité de 50 euros par mois pour 3 millions de Français autour du SMIC. Ces mesures visent à apaiser la gauche et à prévenir tout blocage budgétaire, suite à des mois de tensions politiques selon Le Figaro.
Cependant, du côté du patronat, les critiques fusent concernant la lourde charge imposée aux grandes entreprises. Le Premier ministre a annoncé la prorogation d'une surtaxe sur les sociétés, initialement prévue pour expirer en 2025, ce qui pourrait rapporter environ 7,3 milliards d’euros. Seules les entreprises de taille intermédiaire (ETI) bénéficieront d'une exclusion de cette surtaxe.
En réponse aux inquiétudes des chefs d'entreprise, Maud Bregeon a concédé qu’il y aurait effectivement une contribution exceptionnelle pour 300 entreprises, qu'elle a défendue comme étant juste, car elles ne voient pas l'augmentation du coût du travail. Elle précise que cette surtaxe s’appliquera sur 440 grandes entreprises en 2025 et environ 300 en 2026, tout en rappelant les priorités gouvernementales telles que l'augmentation du budget de la défense et la protection du pouvoir d'achat des Français.
Pour ajouter à la complexité du budget, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) ne subira pas la réduction initialement promise, ce qui montre les dilemmes auxquels le gouvernement fait face en l’absence d’une majorité claire au Parlement. « Un budget, c’est faire des choix », conclut-elle, reflétant les défis significatifs que doit surmonter le gouvernement dans la confection de ce budget.







