Mohamed Sabry Soliman, un Egyp-tien de 46 ans, a été condamné à la prison à vie pour avoir causé la mort d'une manifestante et blessé 13 autres personnes lors d'une agression à Boulder le 1er juin 2025. Les médias locaux rapportent qu'il a plaidé coupable d'avoir lancé des cocktails Molotov en direction de protestataires juifs.
Cette manifestation avait pour but de réclamer la libération des otages israéliens détenus par le Hamas à Gaza. Soliman a également utilisé de l'essence pour enflammer la situation, déclenchant un drame humain insupportable.
Karen Diamond, une femme de 82 ans, a succombé à ses blessures après avoir enduré des souffrances incommensurables, comme le souligne ses fils, Andrew et Ethan Diamond, dans une déclaration poignante. Le procureur du comté de Boulder, Michael Dougherty, a relayé leurs paroles lors de l'audience.
La juge Nancy Salomone a prononcé la sentence, soulignant que l'accusé serait derrière les barreaux sans l'espoir d'une remise de peine. Elle a ajouté plus de 2000 ans de prison pour toutes les charges retenues contre lui. "Vous avez choisi de cibler des victimes qui se rassemblaient pacifiquement", a-t-elle fustigé, en pointant du doigt la motivation antisémite de l'acte.
En plus de la peine prononcée par la justice d'État, Soliman fait face à des accusations fédérales pour crime motivé par la haine, qui pourraient entraîner une peine de mort. Selon des enquêteurs, l'assaillant n'a éprouvé aucun remords, affirmant qu'il aurait agi de la même manière si c'était à refaire. Un procureur du Colorado a déclaré à la presse que les affirmations de Soliman révèlent le sérieux de cette menace.
Les tensions autour de cette agression ne sont pas isolées. Depuis les événements tragiques du 7 octobre 2023, qui ont vu plus de 1200 civils israéliens mourir aux mains du Hamas, des agressions contre des communautés juives se multiplient aux États-Unis et ailleurs. En réponse, l'ONU estime que plus de 72.000 Palestiniens ont péri dans les représailles israéliennes, illustrant l'escalade tragique du conflit.
Cette attaque est survenue dans un climat déjà tendu, à peine deux semaines après la mort de deux employés de l'ambassade israélienne à Washington, tués selon des rapports après un incident pro-palestinien.
Évoquant ces tragédies, Donald Trump les a utilisées comme justification pour restreindre l'entrée aux États-Unis pour les ressortissants de 12 pays, sous prétexte de sécurité nationale.
L'épouse de Soliman, aujourd'hui divorcée, ainsi que ses cinq enfants, ont été détenus pendant un certain temps, avant d'être libérés par la justice fédérale. Selon des sources juridiques, les autorités ont tenté à plusieurs reprises de les expulser, mais leurs efforts ont été bloqués par le système judiciaire.







