Ce dimanche 3 mai 2026, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté trois décès potentiellement liés à un foyer d’hantavirus sur le MV Hondius, un bateau de la compagnie Oceanwide Expeditions. En effectuant une traversée entre Ushuaïa, en Argentine, et le Cap-Vert, ce navire a enregistré plusieurs cas suspects, incitant les autorités à mettre en place des mesures de précaution. Au total, huit cas ont été signalés et trois décès confirmés, comme l'a mentionné BFM TV.
L'hantavirus, une maladie rare transmise principalement par des rongeurs, suscite des inquiétudes à cause de la gravité de certaines souches pouvant entraîner de sérieuses complications respiratoires et cardiaques. Toutefois, la situation est sous surveillance étroite des autorités sanitaires, et il reste essentiel d’évaluer les réalités de sa transmission entre humains.
Anne-Claude Crémieux, professeure en maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis et membre de l’Académie nationale de médecine, a discuté des risques de propagation dans le dernier épisode du podcast "Titre à la une". Un des points soulevés concerne les symptômes de l'hantavirus, qui peuvent commencer par des signes semblables à ceux d'une grippe avant d'évoluer vers des complications plus sévères.
Quels sont les risques de mortalité ?
Les hantavirus observés dans les Amériques sont connus pour provoquer des syndromes cardio-pulmonaires, avec un taux de mortalité oscillant entre 20 et 40 %. Bien qu'il soit rare que ces souches provoquent des foyers à bord de navires de croisière, cette situation a mobilisé les autorités pour une gestion rapide et efficace de l’épidémie.
La capacité de transmission est-elle préoccupante ?
La transmission interhumaine de ces virus est très limitée, semblable à la transmission de la grippe. En effet, selon des études, seuls quelques cas pourraient être transmis d'une personne infectée à un autre individu, surtout dans des espaces confinés comme un navire. Les autorités ont pris des mesures préventives, telles que l'isolement des personnes infectées et la mise en quarantaine des cas contacts.
Conclusion et vigilance continue
Les experts, tout en reconnaissant le danger associé aux hantavirus, estiment que la situation actuelle, bien que sérieuse, est maîtrisable. La propagation du virus dans des espaces clos, tout en étant un risque à surveiller, est beaucoup moins préoccupante que les pandémies causées par des maladies hautement transmissibles comme le Covid-19.
Pour conclure, il est important de rester vigilant, mais selon les déclarations des professionnels de santé, un scénario de pandémie à grande échelle lié à l'hantavirus semble très improbable pour le moment.







