La décision de fermer les guichets de vente dans 13 gares de la SNCF dans le Grand Est suscite de vives réactions. À la gare Champagne-Ardenne TGV, près de Reims, la mesure a été appliquée depuis le 31 décembre, provoquant la colère de nombreux voyageurs. Dominique, 70 ans, témoigne : "Je suis très en colère. J'ai toujours apprécié les échanges humains lorsque j'avais besoin de changements de billet ou d'informations. Cela fait partie de notre expérience en tant que voyageurs."
Pour sa part, le vice-président du conseil régional, Thibaut Philips, justifie cette décision par des raisons financières. Les guichets, facturés 200 000 euros par la SNCF, ne rapportent qu'environ 8 000 euros annuels. En conséquence, il soutient qu'un rééquilibrage financier est nécessaire, soulignant que les bureaux de poste des villes concernées sont désormais également équipés pour vendre des billets de train.
Les préoccupations des usagers, pourtant, ne peuvent être ignorées. Selon une étude de l'INSEE, une part significative des voyageurs exprime le besoin d'une assistance humaine, surtout dans des situations stressantes. Des experts soulignent que le contact humain est essentiel dans le secteur des transports pour garantir une expérience client satisfaisante.
Cette décision soulève des questions plus larges sur l'avenir du transport public et la manière dont les économies sont réalisées. Comme le rapporte Franceinfo, de nombreux voyageurs craignent qu'une telle rationalisation ne menace l'accès et la qualité des services, laissant place à une dépendance accrue aux machines au détriment des interactions humaines précieuses dans les gares.







