Le ministre des Affaires étrangères du Kenya, Musalia Mudavadi, a exprimé son indignation face à un phénomène inquiétant qui touche ses concitoyens. Lors d'une déclaration faite le 10 février, il a révélé qu'il se rendrait à Moscou en mars prochain pour aborder cette situation alarmante.
« Il semble qu'il existe un schéma systématique visant à attirer des individus, puis à les envoyer à la mort », a souligné Abraham Korir Sing'Oei, numéro deux du département de la diplomatie kényane, lors d'une interview avec l'AFP. Le gouvernement kényan considère « inacceptable » que des ressortissants soient dupés par des promesses d'emplois rémunérateurs en Russie, pour se retrouver finalement utilisés comme « chair à canon » au sein de l'armée russe.
Sing'Oei a également évoqué un « programme intentionnel » de recrutement illégal visant à enrôler des Africains d'ascendance, notamment des Kényans, pour des combats dans un conflit qui ne les concerne pas. Cette situation soulève de sérieuses préoccupations sur les droits humains, comme le soulignent plusieurs organisations sanitaires et des experts de la situation. Selon les chercheurs de l'Observatoire des Droits de l'Homme, ce phénomène risque non seulement d'alimenter le conflit, mais aussi de causer des pertes humaines inacceptables, affectant des familles entières au Kenya et ailleurs dans le monde.
Alors que de nombreux témoignages de familles inquiètes émergent, le gouvernement kényan met en garde ses citoyens contre les offres d'emplois douteuses à l'étranger. Les préoccupations s'intensifient, avec des organisations locales appelant à des actions diplomatiques concrètes pour protéger les ressortissants du Kenya. La communauté internationale suit de près cette situation, qui ne cesse de se dégrader.







