La chaleur accablante incite à la baignade, mais les dangers sont souvent méconnus. En seulement trois jours de canicule, une vingtaine de pertes de vie par noyade ont été rapportées, portant le total à 40 depuis le 18 juin, selon Sébastien Lecornu, Premier ministre.
Alors qu’une majorité de la France est placée sous vigilance rouge canicule et que des records de chaleur sont atteints, la baignade semble être une échappatoire pour échapper à la chaleur. Qu'il s'agisse de lacs, de piscines, de mers ou d'océans, se jeter à l'eau peut sembler rafraîchissant, mais représente des dangers souvent ignorés. Une ministre des Sports, Marina Ferrari, a déclaré sur France Inter que « notre observatoire des noyades fait état d’environ 20 décès depuis le début du week-end ».
La situation est d’autant plus préoccupante qu'une grande partie des victimes sont des jeunes, souligne Lecornu. Les noyades peuvent être causées par un choc thermique dû à la variation de température entre l’eau et le corps, mais aussi par l’épuisement physique ou des courants imprévus. La chaleur intense rend déjà la récupération difficile, ce qui aggrave les risques, particulièrement la nuit lorsqu'il est difficile de trouver un sommeil réparateur.
Le gouvernement rappelle les consignes de sécurité
Pour prévenir ces tragédies, la ministre des Sports insiste sur l’importance de respecter les consignes de sécurité, en particulier lors des baignades non surveillées. Ce week-end, deux adolescents de 15 ans ont tragiquement perdu la vie à Besançon (Doubs), malgré l’intervention rapide de citoyens et des services de secours. Une autre fillette de 13 ans s’est noyée dans la Seine (Seine-et-Marne) après avoir plongé sans savoir nager. Ces incidents soulèvent des interrogations sur l’enseignement de la natation en milieu scolaire, notamment en ce qui concerne l'entretien des infrastructures aquatiques dans les zones rurales. Par ailleurs, un jeune de 20 ans, actuellement en état de mort cérébrale après une noyade dans le Rhône, met également en lumière l'urgence de cette question.







