Les Samu de Paris et de ses environs, y compris les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, ont enregistré une augmentation spectaculaire de 80% des appels durant la semaine dernière, selon un rapport de l'AP-HP (Hôpitaux publics parisiens).
L'afflux dans les services d'urgence a atteint des niveaux "exceptionnellement élevés" vendredi, avec une hausse de 36% par rapport à un jour normal, et 8% par rapport à la veille. Ce bilan couvre la période allant du jeudi à 18h00 jusqu'au vendredi à 18h00.
Le rapport indique que le taux d'hospitalisation après un passage aux urgences est resté stable, fixé autour de 20% pour l'ensemble des admissions, tout en dépassant les 50% pour les patients âgés de plus de 75 ans.
Samedi matin, Antoine Alibert, adjoint au maire de Paris en charge de la santé, a déclaré que les hôpitaux parisiens étaient confrontés à une "saturation exceptionnelle et inédite". Sur Franceinfo, il a signalé divers signes alarmants de cette saturation, tels que l'augmentation des appels au Samu, le nombre de passages aux urgences, et les brancards qui s'accumulent dans les couloirs, qualifiant cette situation d’indicateur record.
"Nous vivons une crise sanitaire. Cette canicule exceptionnelle, exacerbée par un pic de pollution à l'ozone, complique encore plus les choses", a-t-il ajouté.
Lors d’une conférence de presse vendredi après-midi, le directeur de l'Agence régionale de santé d’Ile-de-France, Denis Robin, a abordé la question de la saturation des hôpitaux avec nuance. "Il est difficile d’affirmer que toutes les capacités des hôpitaux sont saturées aujourd'hui. Toutefois, sans un plan blanc régional, nous pourrions atteindre une rupture durant le weekend", a-t-il déclaré, justifiant ainsi le déclenchement du plan blanc vendredi après-midi.
Le Journal officiel a annoncé samedi l'arrêté de mobilisation de la réserve sanitaire, une mesure prise par le gouvernement cette semaine.
Ainsi, cette réserve sera activée à partir du (samedi) 27 juin 2026 pour une période d'un mois, renouvelable une fois, selon le JO. Elle regroupe des professionnels de santé volontaires, comprenant des médecins, soignants, techniciens de laboratoire et manipulateurs radio, prêts à intervenir dans des situations sanitaires exceptionnelles.







