L'immobilier à Buzançais : l'essor des acquéreurs amoureux des grands espaces

Les ambitions équestres transforment le marché immobilier de Buzançais.
L'immobilier à Buzançais : l'essor des acquéreurs amoureux des grands espaces
Les longères à rénover se raréfient dans le secteur de Buzançais (Indre). © (Photo Ludovic Mauchien)

À Buzançais, l'immobilier est en pleine effervescence. Un nouveau profil d'acheteurs, désireux d'espaces généreux, recherche des biens aux caractéristiques spécifiques, rendant certaines longères à rénover de plus en plus difficiles à dénicher.

"Le premier trimestre est encourageant, surtout dans le contexte actuel, confie Franck Gounin, agent de l'agence Human à Buzançais. Nous avons un portefeuille correct, avec des offres de primo-accédants, de retraités et de travailleurs. En revanche, il manque de nouveaux investisseurs."

À Fléré-la-Rivière, Écueillé, Mézières et Neuillay, l'agence couvre un secteur où Buzançais et Villedieu-sur-Indre affichent les prix les plus élevés. "Nous constatons une forte demande à Villedieu, souvent de la part de personnes ne pouvant pas acheter à Châteauroux, mais l'offre reste limitée. Actuellement, je ne perçois pas d'effet de déviation de Villedieu vers Buzançais," souligne Gounin.

Une tendance se dessine : l’attrait pour des biens avec de vastes terrains, idéal pour accueillir des animaux, notamment des chevaux. Les longères restent également très recherchées. "J'ai quelques longères en portefeuille, mais la majorité sont désormais rénovées." Les prix oscillent entre 130.000 et 150.000 € en moyenne. Pour ceux qui ont de la patience, une perle rare, comme celle située à Sainte-Gemme, pourrait voir le jour : une longère de 110 m2, avec des dépendances sur un terrain de 1,7 ha, nécessitant des travaux, se négocie entre 110.000 et 120.000 €.

"Globalement, les maisons au-dessus de 200.000 € se vendent difficilement, constate Gounin. Dans notre secteur, nous écoulons davantage de maisons en dessous de 100.000 € que celles au-dessus de 200.000 €. À titre d'exemple, le prix moyen à Buzançais se situe entre 950 et 1.100 € le mètre carré."

> À LIRE AUSSI. Un nouvel élan pour le marché immobilier de Châtillon et Écueillé

Il est à noter qu'une maison de 100 m2, nécessitant peu de rénovations, peut être évaluée entre 110.000 et 120.000 €, mais son prix peut varier en fonction de l’ampleur des travaux à envisager. Un cas extrême a même été recensé : une maison vendue pour seulement 5.000 € à Buzançais, d'autres étant listées entre 20.000 et 30.000 €.

Pour les acheteurs avec un budget plus restreint, une maison de 80 m2 avec un petit jardin peut être trouvée à Villedieu pour environ 80.000 €.

Prix moyen au m2 pour une maison à Buzançais : 1.111 €.

Lire aussi

L'immobilier à Buzançais : l'essor des acquéreurs amoureux des grands espaces
Découvrez comment la demande croissante de terrains pour chevaux redéfinit le marché immobilier à Buzançais, entre longères rénovées et prix en évolution.
15 avril
Un appel à la taxation des ultra-riches : Mamdani, Zucman et Stiglitz unissent leurs forces
Découvrez comment le maire de New York et des experts plaident pour taxer les ultra-riches et lutter contre les inégalités.
15 avril
Inflation : une nouvelle hausse des prix à la consommation en mars, portée par l'énergie
En mars, les prix à la consommation en France ont bondi de 1 % en un mois, principalement à cause de l'énergie. Découvrez les détails dans cet article.
15 avril
Destruction historique dans le vignoble champenois : 40% des bourgeons ravagés par le gel
Le Comité interprofessionnel du vin de Champagne annonce une perte de 40% des bourgeons, la pire depuis 2003. Les experts s'interrogent sur les conséquences de ce gel pour la récolte à venir.
15 avril
Emmanuel Lechypre et Jean-Marc Daniel : la polémique sur la suppression des ZFE
Découvrez les échanges entre Emmanuel Lechypre et Jean-Marc Daniel sur la suppression des zones à faibles émissions. Quelles conséquences pour notre environnement ?
15 avril
L'administration Biden resserre l'étau sur Téhéran avec des sanctions contre le pétrole iranien
L'administration Biden décide de ne pas prolonger l'allègement des sanctions sur le pétrole iranien, maintenant ainsi la pression sur Téhéran. Découvrez les implications de cette décision.
15 avril