Le nom du futur porte-avions français, longtemps sujet à spéculations, a enfin été révélé. Emmanuel Macron a confirmé que le successeur du Charles de Gaulle portera le nom emblématique de "France Libre". Cette annonce a été faite lors d'un déplacement à Indre, près de Nantes, sur le chantier de Naval Group, où la construction de ce nouvel édifice naval a déjà commencé.
"J’ai souhaité inscrire notre futur porte-avions dans la filiation du Général de Gaulle. (...) C'est pourquoi il sera baptisé 'France Libre'", a déclaré le président, soulignant ainsi le lien avec l'histoire. Le coût de ce projet ambitieux est estimé à environ 10 milliards d'euros, un investissement jugé crucial pour l'indépendance de la nation et la création d'emplois en France.
Doté d'une capacité de 80.000 tonnes et mesurant près de 310 mètres, le PA-NG sera nettement plus imposant que le Charles de Gaulle, qui pèse 42.000 tonnes. Ce géant des mers pourra accueillir un équipage de 2.000 marins et embarquer jusqu'à 30 avions de combat, dont des Rafale et des drones. La vitesse maximale de l'engin atteindra 27 nœuds, équivalente à celle de son prédécesseur.
Des travaux déjà débutés à Cherbourg
Initié en 2018, le projet a franchi des étapes significatives depuis deux ans, notamment avec le lancement officiel de sa construction en décembre dernier. Les travaux de soudure des chaufferies nucléaires ont déjà commencé à Cherbourg. Le PA-NG sera propulsé par deux réacteurs nucléaires, permettant de réduire les besoins de carburant tout en alimentant les équipements à bord, y compris les catapultes.
La propulsion nucléaire représente un atout majeur pour la France, qui, avec les États-Unis, est l’un des rares pays à posséder de tels porta-avions. Cependant, cette situation pourrait changer avec l'avancée des capacités de la Chine dans ce domaine.
Alors que certains remettent en question l'importance des porte-avions face aux nouvelles menaces, le général Mandon, chef d'état-major des armées, a souligné leur rôle essentiel dans la projection de puissance maritime. La France, avec sa vaste zone économique exclusive, devra maintenir sa capacité d'influence militaire.
Enfin, selon un rapport sénatorial de 2020, ne pas construire un successeur au Charles de Gaulle serait un "prélude à un déclassement certain de la France" sur la scène internationale, renforçant ainsi le besoin d’un porte-avions moderne et opérationnel d’ici 2038.







