La Bourse de Paris a achevé la semaine dans le rouge, affectée par la hausse persistante des prix de l'énergie, alimentée par le conflit au Proche-Orient dont l'issue reste incertaine.
L'indice CAC 40 a enregistré une perte de 142,25 points (1,82%) atteignant 7.665,62 points, une tendance similaire à celle des autres places boursières européennes.
"Nous sommes dans un marché qui tourne en rond", analyse Grégoire Kounowski, conseiller en investissement chez Norman K. "La semaine prochaine, le marché pourrait continuer d'être sujet à des tensions".
André Tueni, responsable des activités de marché chez Saxo Banque, souligne que "le CAC 40 pénètre une zone de correction avec une chute de plus de 10% par rapport à ses sommets de février".
Après une ouverture optimiste, la Bourse de Paris a rapidement plongé dans le négatif en raison de la remontée des prix du pétrole, malgré une légère baisse des prix du gaz en fin de journée.
À 17h30 GMT, le prix du Brent, référence du brut mondial, oscillait autour de 110 dollars le baril (+1,77%), après un pic récent de près de 120 dollars.
La semaine a été marquée par des attaques sur des infrastructures pétrolières et gazières dans le Golfe, suscitant des craintes chez les investisseurs quant à l'approvisionnement futur.
Cependant, quelques valeurs du CAC 40 ont tiré leur épingle du jeu : Renault (+1,17% à 27,64 euros), L'Oréal (+0,70% à 347,70 euros), Kering (+0,67% à 243,15 euros) et Accor (+0,58% à 39,73 euros).
Accor, après une chute de 5,97% la veille suite à des accusations d'un fonds spéculatif, a pu se redresser quelque peu en démentant vigoureusement les allégations.
Hermès a quant à elle enregistré les pertes les plus lourdes de la journée, avec une baisse de 4,94% à 1.656 euros l'action.







