Partout en France, de nombreuses usines ont accueilli le public le samedi 21 mars dernier, dans le but de faire découvrir leurs activités, susciter des vocations et briser les stéréotypes. À Woippy, l'usine de travaux publics Colas s'est efforcée de dissiper l'inquiétude des riverains en expliquant que son activité ne présentait pas de dangers.
Casque sur la tête, lunettes de protection et gilet orange, la vingtaine de visiteurs se présente avec un équipement de sécurité approprié tandis qu'Antoine Fontaine, responsable du site Colas à Woippy (Moselle), leur fait une visite guidée de l'usine.
Les riverains expriment leurs inquiétudes
Cette méfiance est particulièrement exprimée par Guy, 78 ans, dont la maison est voisine de l’usine Colas. "D’un côté se trouve la route de Rombas, et de l’autre l’usine de triage. Je la connais bien ; lorsqu’elle appartenait encore à Shell, elle a pris feu en 1975", relate-t-il. "C’était impressionnant de voir tant de cuves de milliers de mètres cubes s'enflammer..."
Annette, aussi présente dans le groupe, scrute les silos et se demande : "Les fumées qui sortent sont-elles toxiques ?" Sa peur est légitime, car après trente ans de travail à Florange, près de lourdes industries, elle a été témoin des effets néfastes sur l'environnement. "Les odeurs étaient insupportables et la pollution détruisait les plantes des jardins des gens", se rappelle-t-elle avec dégoût.
Engagement et transparence
Antoine Fontaine assure que la situation a évolué depuis ces événements. "Nous avons mis en place un ensemble de mesures et de contrôles pour démontrer que nous opérons en toute sécurité", affirme-t-il. Ces explicatifs semblent rassurer Guy, qui conclut avec un sourire : "Je suis complètement rassuré."
Il quitte la visite avec une certitude renouvelée, accompagné d'un gilet orange en guise de souvenir et d'une nouvelle perspective sur l'usine voisine.







