Les marchés pétroliers ont réagi aussitôt, avec une augmentation des tarifs du pétrole qui a suivi les annonces de Washington et de Tel Aviv concernant la guerre en Iran. Ce conflit, débuté le 28 février, perturbe significativement le commerce par le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport de pétrole.
Le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI) a ainsi franchi les 100,10 dollars, marquant un gain de 1,78 % juste après l'ouverture du marché à Chicago. En parallèle, le baril de Brent de la mer du Nord a également connu une augmentation, atteignant 113,44 dollars, en hausse de 1,73 %.
Pour mettre les choses en perspective, le 27 février, avant le début des hostilités israélo-américaines, le baril de WTI était à 67,02 dollars et celui de Brent à 72,48 dollars. L'armée israélienne a annoncé une intensification de ses frappes, prévenant qu'elle poursuivrait jusqu'à ce que la sécurité soit rétablie pour les populations vivant près de la frontière nord d'Israël.
Trump lance un ultimatum à l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a fixé un ultimatum à Téhéran pour rouvrir le détroit stratégique dans les 48 heures. À défaut, il a promis que les États-Unis frapperaient les centrales électriques iraniennes, en ciblant d'abord les plus importantes.
Scott Bessent, ministre des Finances américain, a souligné que parfois, une escalade des tensions est nécessaire pour parvenir à une désescalade. Il a rappelé que des bombardements avaient déjà été menés pour réduire la capacité militaire iranienne autour du détroit.
Ce goulet maritime représente près de 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole, et les conséquences de ce conflit pourraient être catastrophiques pour le marché mondial. En représailles, l'Iran a intensifié ses attaques sur des infrastructures et des navires dans la région, menaçant particulièrement ceux qui naviguent à travers le détroit.
Pour tenter d'atténuer la flambée des prix, les États-Unis ont récemment autorisé la vente de pétrole iranien se trouvant sur des navires, mais Téhéran a nié disposer de surplus en mer.
Des experts du secteur avertissent que si la situation perdure, nous pourrions observer une forte augmentation des prix du carburant, ce qui pourrait avoir répercussions sur l'économie mondiale. L'analyste du marché pétrolier, Jean-Michel Lussault, déclare : "Les conséquences d'un blocage du détroit d'Ormuz pourraient être dévastatrices, à la fois pour les marchés et pour la stabilité du Moyen-Orient."







