Le conflit au Moyen-Orient dure désormais depuis près d'un mois et le détroit d'Ormuz reste toujours bloqué. Face à cette situation préoccupante, les économies asiatiques craignent des pénuries énergétiques et se retrouvent contraintes de revenir à des solutions moins durables. Au Japon, par exemple, des discussions sont en cours pour assouplir les restrictions sur les centrales à charbon.
Un représentant de l'industrie nippone a confirmé à l'AFP que le pays envisageait de revenir temporairement sur ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Un projet est prévu pour être soumis à des experts, accréditant ainsi la réactivation de plusieurs usines lourdement polluantes.
Tous les pays de la zone reviennent au charbon
Le Japon dépend de l’électricité produite à 70% par des centrales thermiques utilisant du charbon. De plus, le gouvernement a récemment annoncé avoir commencé à puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole, ayant libéré la semaine dernière l'équivalent de 15 jours de réserves pétrolières pour faire face à l'urgence.
Le Japon n'est pas le seul à faire ce choix. La Corée du Sud, par exemple, envisage de lever les restrictions sur la capacité de production de ses centrales à charbon, tout en augmentant l’utilisation de ses installations nucléaires. Les Philippines, de leur côté, prévoient d'accélérer la production de leurs centrales à charbon afin de maintenir les coûts de l’électricité à un niveau raisonnable.
Les pays asiatiques sont particulièrement touchés par le blocage de cette zone stratégique, le Moyen-Orient étant leur principal fournisseur de pétrole et de gaz. En effet, le Japon est le cinquième plus grand importateur de pétrole au monde, dont 93% transitent par le détroit.







